Aller au contenu principal

Doux : et après ?

Le tribunal de commerce de Quimper a validé le lundi les offres de reprise partielle de cinq des huit sites du pôle frais du groupe Doux. Les offres validées permettent de sauver 130 emplois sur un total de 243 sur le site de Blancafort, repris par le groupe Glon Sanders, 135 emplois sur 407 à Pleucadeuc, repris par Doux par le biais de sa société Galina. À Laval ce sont les 303 emplois du site qui sont repris dans leur totalité par le groupe LDC, qui reprend également 60 emplois sur 177 du site de Sérent. Glon Sanders et Duc reprennent à Boynes 95 emplois sur 170. Ces chiffres comprennent les CDI, mais aussi les CDD employés sur chaque site. Deux autres petits sites de Doux, qui ne font pas partie du pôle frais, Amilly (poussins) et Clémont (aliment) sont également repris par Glon Sanders et Duc ensemble pour un total de 23 emplois sauvegardés sur 33. Les trois autres sites du pôle frais ne bénéficiaient pas d'offre de reprise et sont donc liquidés : Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan) et Le Pontet (Vaucluse). Au total, environ 700 emplois sur 1 700 devraient être repris. Concernant les autres activités du groupe en faillite (export et produits élaborés), le tribunal a fixé la période d'observation jusqu'au 30 novembre. Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire a certifié qu'un accompagnement personnalisé va être mis en place avec notamment le versement de 100 % des salaires pendant un an pour les salariés licenciés. Une "cellule d'appui" sera par ailleurs installée sur chaque site où des licenciements auront lieu. En ouvrant le Space, Jean-Michel Lemétayer a affirmé que "je comprends la détresse des salariés de Doux". "Mais je pense que c'est avant tout le moment de s'interroger sur l'avenir de la filière. Il y a de la place pour une filière avicole dynamique. S'il y a reconquête des marchés, il y aura de nouveau des emplois", affirme Jean-Michel Lemétayer. Celui-ci estime que la situation de Doux ne doit pas être interprétée comme le symbole d'une filière en crise. "On est dans une situation plus complexe, assure-t-il. Le marché des produits animaux évolue positivement, et tant que les productions animales évolueront au rythme des productions végétales, nous ne serons pas en situation de crise". "Il est trop tôt pour dire si les outils industriels restant pourront absorber la production actuelle", estime Pierre-Yves Lozahic, président de l'association des éleveurs, qui attend lui aussi une reconquête du marché intérieur en frais.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Tom Vilsack, au poste de secrétaire américain à l'Agriculture

Le président élu, Joe Biden, prévoit de nommer l'ancien gouverneur de l'Iowa, Tom Vilsack, au poste de secrétaire américain à…

Albane et Sébastien ont ce "goût à traire"
"Que les jeunes n’aient pas peur de s’installer, c’est prenant mais il y a plein d’avantages !". Albane Le Gal et Sébastien…
Son foncier permet une installation et restructure deux exploitations
Producteur de lait à Poullan sur Mer (29), Jean-Claude Péron, 57 ans, souhaitait lever le pied. Après réflexion, il décide de…
Nouvelle convention collective nationale pour l’agriculture en 2021
À partir du 1er avril 2021, une convention collective nationale couvrant toutes les entreprises et les salariés de la production…
Agriculture : bienvenue en 2030 !
L’année 2021, débute. Après une année particulière, qui aura marqué les esprits, mais aussi un tournant dans le monde agricole et…
Demain 10 000 ha de Leggo !
Dans le cadre de l'ambition française de développement de l'autonomie protéique, le grand ouest se fixe pour objectif de répondre…
Publicité