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Doux, vers une solution sérieuse de reprise

Comme prévu Terrena, son actionnaire majoritaire, a déposé mardi au tribunal de commerce de Rennes la demande de mise en liquidation judiciaire de Doux. Et comme prévu, le tribunal a prononcé dès le lendemain matin cette mise en liquidation, autorisant l'entreprise a poursuivre son activité jusqu'au 31 mai. Le délai sera mis à profit pour finaliser les solutions de sortie de l'impasse du volailler breton. Deux repreneurs se sont jusque là fait connaître, l'ukrainien MHP mais aussi et en dernière minute le groupe LDC (Fermiers de Loué) associé à l'opérateur saoudien Al Munajem. Cette deuxième offre portée par LDC (et soutenue par l'actionnaire actuel Terrena, mais aussi Triskalia) a d'ailleurs été présentée mardi au comité d'entreprise de Doux. Elle offre de reprendre ou reclasser l'essentiel du personnel de l'entreprise, soit 920 personnes sur les 1 187 salariés de Doux et serait assortie de propositions de reclassements dans d'autres sites de LDC aux 418 salariés non repris. Cette seconde offre de reprise est de toute évidence celle qui remporte l'adhésion et des salariés, et celle de tous ceux qui se sont engagés dans la recherche d'une solution de sauvetage, à commencer par la Région Bretagne, prête à mettre 15 millions d'euros sur la table pour que soit assuré la pérennité des activités de Doux, et celle des éleveurs très concernés par les difficultés du volailler finistérien. L'État est également très favorable à cette solution LDC, tout comme les acteurs de la filière avicole française. Ainsi la CFA, branche volaille de la FNSEA, qui dans un communiqué insiste sur le fait que "la réusite du projet dépendra de la capacité de la filière, avec l'appui des pouvoirs publics, à mettre en œuvre les grands objectifs de son plan de filière, notamment le volet reconquête du marché intérieur". Compte tenu de la perte de compétitivité de Doux sur ses marchés du Moyen-Orient, face au Brésil ou à l'Ukraine, c'est en effet par la recherche de nouveaux débouchés français et européens que passera la réussite d'un nouveau projet Doux. Une cible serait privilégiée : la restauration hors foyer qui aujourd'hui s'approvisionne à 80 % en important de la volaille. À l'annonce de ces offres de reprise, les chambres d'agriculture de Bretagne se sont félicitées de "la mobilisation sans relâche" de tous les acteurs sur ce dossier, elle traduit "un engagement sans faille en faveur d'une Bretagne agricole et agroalimentaire forte".


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