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Du bio et/ou du béton ? Qu’est-ce que NOUS assumons ?

Le bio dans l’assiette de nos bambins à la cantine a fait l’unanimité dans les professions de foi des listes candidates aux municipales. Un tel unanimisme dans notre société si fragmentée devrait nous réjouir. Rappelons que l’unanimisme porte sur 4 repas par semaine, 36 semaines par an. Y a-t-il la même exigence pour remplir le frigo familial ?
Changer l’alimentation pour changer la vie ? L’agriculture et les agriculteurs pourraient y voir l’espoir que leur travail s’en trouvera reconnu et respecté, leur revenu amélioré, grâce à une valeur plus importante dans le caddy et dans le prix du repas à la cantine. L’alimentation ne représente plus aujourd’hui que 10 à 12 % du budget des ménages, le logement et l’énergie ont largement pris le pas. Dommage que les intentions de "campagne" ne soient pas chiffrées : quelle augmentation demandée aux parents serait assumée pour aller vers cet objectif ? Quel budget communal supplémentaire serait accordé à cette promesse ? Quelle équation serait retenue entre constructions immobilières, infrastructures nouvelles, et préservation du foncier pour la production agricole et alimentaire ? Quel équilibre entre les différents besoins en eau (domestiques, agricoles, industriels …) alors que le réchauffement climatique fait de l’enjeu quantitatif de l’eau, un sujet majeur dans la programmation du prochain Sdage ?
Après les slogans, il y aura l’épreuve des prises de position dans les documents de planification.
Une émission récente illustrait clairement dans plusieurs exemples territoriaux, le phénomène d’étalement urbain, et la difficulté à appliquer le principe "éviter-réduire-compenser". Plusieurs structures de Pays et EPCI se prononcent sur le contenu du Sraddet Les propositions faites pour l’agriculture autour du "bien manger pour nous" et des exigences que ces orientations comportent sont jugées intéressantes, voire, justifieraient une critique sans nuance sur notre agriculture, quand dans le même temps, un avis défavorable est émis sur le principe de "zéro artificialisation nette".
Tendre vers zéro phyto : c’est tout de suite pour les agriculteurs ! Tendre vers zéro artificialisation nette du foncier, vous n’y pensez pas ! Il nous faut continuer à construire et urbaniser.
La transition écologique et climatique dans nos assiettes, c’est plus de sols s’il faut produire avec moins d’intrants, plus de travail, et plus de prix dans l’alimentation.
Si le monde agricole fait sa part progressivement sur la réduction des intrants chimiques, les collectivités doivent accepter de faire la leur sur la réduction de l’étalement urbain.
La crise que nous traversons aujourd’hui nous rappelle l’extrême interdépendance des secteurs d’activité et des organisations, et notre responsabilité individuelle et collective. Sur l’alimentation, l’énergie, le climat, réhabilitons le NOUS pour répondre à la question, "qu’est-ce nous assumons collectivement dans nos modes de production et de consommation ?" Pour nous inscrire dans le temps long ?

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