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Élaguer en sécurité en Cuma, une nouvelle nacelle à la Bocagère

Avec pour seul matériel en commun, un tracteur équipé d’une nouvelle nacelle télescopique permettant d’élaguer à 16 m de hauteur, la Cuma Bocagère est la seule du genre en Morbihan. Objectif ? Prendre en toute sécurité un peu de hauteur de travail.

 

 

Partie du Havre de bon matin, la nouvelle nacelle du constructeur français Orenge est arrivée avec à la ville aux Finglins, au Roc Saint André, le 24 octobre dernier. Pour l’accueillir, tous ses utilisateurs ont été conviés, pas moins de 200 agriculteurs.

Une nacelle en Cuma

C’est au pied du hangar de la Cuma des cinq clochers que matériel est entreposé. "Le précédent, nous l’avions acheté en décembre 1998 pour élaguer en toute sécurité, sans avoir recours à une échelle ou à la fourche du tracteur. L’accident est si vite arrivé", constate Thierry Busson, président de la Cuma la Bocagère. Son unique vocation ? L’utilisation en commun de ce tracteur surmonté de sa nacelle télescopique. "On arrivait à travailler à 15 m de haut, là on gagne un mètre de plus mais surtout, ce mât télescopique permet à la nacelle de se déporter à 10 m et orientable à 360 degrés", décrit l’éleveur. Avantages ? "On peut se rapprocher de la haie, le rayon d’actions est bien plus important et ce, sans déplacer le tracteur", apprécient les responsables de la structure qui fonctionne en Intercuma.

 

 

 

 

 

Élaguer ou entretenir les bâtiments

A l’origine de la Bocagère, sept Cuma étaient adhérentes. "Aujourd’hui, il y a en a dix qui regroupent 400 agriculteurs dont plus de 200 utilisent la nacelle autour des Pays de Malestroit/Ploermel". Affecté de novembre à mars à l’entretien et la coupe de bois, "le matériel permet le reste de l’année à l’entretien des bâtiments", poursuit Thierry Busson. Pose de bardage ou réparation de gouttières peuvent être effectuées, en hauteur et en toute sécurité, avec ce type d’engin dont le planning d’utilisation a été simplifié. "Ça tourne toutes les 3 semaines avec un calendrier fixe à l’année. Ensuite, chaque Cuma gère son planning individuellement", détaille le responsable. Suivant la coopérative d’utilisation de matériel, il en coûtera de 30 à 40 euros de l’heure pour travailler avec ce nouvel équipement dans lequel la Cuma la Bocagère a investi 84 500 euros, financés par l’activité et amortis sur neuf ans. Un investissement jugé nécessaire après les 20 ans de services rendus par le précédent équipement. "Nous souhaitions aussi conserver l’activité", justifient les responsables de la Bocagère. Une activité développée en Cuma dans les Côtes d’Armor ou en Ille et Vilaine mais qui peine à se généraliser en Morbihan malgré le gage de sécurité. "D’autres Cuma pourraient s’intégrer ou créer l’activité car cela répond à un besoin", encourage Jean-Michel Roger, président de la FD Cuma.

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

En chiffres

Le réseau des Cuma a été créé en 1947 dans le Morbihan. Il en compte 150, dont 50 emploient 90 salariés. Leur activité coopérative autour du matériel agrège 60 % des agriculteurs du département. Elles auront investi plus de 8 millions d’euros pour s’équiper en 2017.

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