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Élections MSA : objectif 40 % de participation

Depuis le 20 janvier 2020 les ressortissants du régime MSA peuvent voter pour élire leurs délégués cantonaux, jusqu'au 31 janvier. Dans pratiquement tous les cantons de l'Ouest, des candidats sont présents dans chacun des trois collèges. Pour les responsables de caisse de MSA de l'Ouest l'enjeu essentiel de ces élections réside dans la participation. Ils se fixent une ambition : remonter à 40 % de participation.

Jean Hervé Deport, sous-directeur MSA Portes de Bretagne, Anne Gautier présidente MSA Maine et Loire, Didier Le Pimpec président MSA Portes de Bretagne, Georgette Rousselet, présidente MSA Mayenne Orne Sarthe et présidente de l'UMSAO, Isabelle Guegaden Moreau, directrice MSA Maine et Loire et UMSAO, Sylviane Pralus, présidente MSA Côtes Normandes.

"Il faut éviter que les responsables politiques se posent la question de l'intérêt des agriculteurs pour leur régime social", énonce Didier Le Pimpec président de la caisse de MSA de Portes de Bretagne. Ainsi, pour les responsables des caisses de MSA de l'Ouest - UMSAO -, l'ambition est très claire, elle est de "parvenir à un taux de participation de 40 %" lors du renouvellement de janvier. Atteindre ce chiffre serait déjà un redressement spectaculaire au regard des taux de participation des élections qui s'étiolent. Le chiffre de la dernière participation aux élections MSA ne dépassait pas 31 % avec des écarts importants d'un colllège à l'autre.

 

Régime unique n'est pas opérateur unique

Les responsables de caisse ne doutent pas un seul instant de la question du maintien du régime agricole et des caisses MSA. "Régime universel ne veut pas dire opérateur unique" et s'il y aura bien demain "une caisse nationale unique cela ne signifie pas du tout qu'il y aura un seul opérateur unique".

Au delà de cette question, pour les présidents de caisse, le maintien du régime spécifique agricole est une nécessité du fait de la spécificité du métier d'agriculteur. Il s'agit aussi de maintenir les quelques avantages spécifiques au métier agricole. Ainsi l'agriculture est le seul régime à bénéficier de 4 trimestres, même en cas d'exercice déficitaire. Dans l'ancien régime RSI, une année déficitaire n'était comptabilisée que pour 3 trimestres. La réforme des retraites en cours donne aussi des arguments aux responsables de caisse pour maintenir le régime agricole.

Faire prendre en compte les besoins des populations agricoles et rurales en termes d'aide et d'accËs au soins.

Niveau des cotisations

La question des petites retraites sera bien sûr une question essentielle, mais elle n'est pas la seule. Georgette Rousselet, présidente de l'UMSAO le rappelle : pour obtenir "l'alignement sur le régime général pour les retraites minimum", il faudra sans aucun doute accepter l'alignement des taux de cotisations. Ceux-ci devraient passer de 17 % à 28 %. Cette progression de près d'un tiers devra se faire dans le temps, mais elle n'est imaginable que si les agriculteurs dégagent des revenus. Or le monde agricole n'est pas "abonné" à de forts revenus depuis plusieurs années. D'où la nécessité encore une fois pour les responsables des MSA de maintenir ce régime, qui est présent sur l'ensemble du territoire et qui remplit une fonction au delà de la simple délivrance des prestations sociales. Lorsque la MSA collecte 1 € de cotisation, elle reverse 3 € de prestation. Elle accompagne les territoires et écoute, agit sur le terrain et anime son territoire.

 

Renforcer la légitimité sur les territoires

À l'échelle de la Bretagne, la MSA d'Armorique représente 238 000 ressortissants du milieu agricole, la MSA Portes de Bretagne 232 000. Et 1,9 milliard d'euros de prestations versées. Mais elles représentent aussi des actions de terrain développées justement par les délégués qui vont être renouvelés lors du scrutin de janvier ; qu'il s'agisse de la santé et sécurité au travail, de l'action sanitaire et sociale, de la prévention santé. Les différentes caisses de MSA souhaitent continuer à s'investir sur le terrain pour répondre aux besoins de leurs ressortissants, dans le cadre d'un plan stratégique, et ainsi accroitre leur légitimité sur leur territoire. 

Les principaux axes développés portent sur le développement de services de proximité pour simplifier les démarches administratives. 1 475 points d'accueil ont ainsi à ce jour été développés en France. Il s'agit aussi, au travers par exemple de la mise en place de Maison France Services - qui seront proposées à la labellisation en 2020 et 2021 - d'offfrir un service renforcé sur la protection sociale à l'ensemble des populations rurales. Les MSA accompagnent aussi le développement des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) au travers de la constitution de maisons de santé par exemple.

Pour mener à bien ces différents objectifs les responsables professionnels souhaitent que les électeurs se mobilisent et votent entre le 20 et le 31 janvier pour bien faire prendre en compte les besoins des populations agricoles et rurales en termes d'aide et d'accès au soins, pour qu'elles ne soient pas passées sous silence pour le mandat à venir.

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