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Enquête avicole : l’année 2018 marquée par la rénovation

Globalement, les marges poussin-aliment s’améliorent en 2018, portées par une meilleure productivité. Les marges brutes suivent la même tendance sauf la production de poulet qui ne compense pas les hausses de charges variables.

Enquête avicole
Les écarts de marge brute entre le quart supérieur et quart inférieur demeurent importants, jusqu'à atteindre 25 €/m2/an en poulet export et poulet lourd.

Présentée lors d'une conférence de presse le 19 septembre à Angers, l’édition 2018 de l’enquête avicole est désormais disponible. Réalisée par les chambres d'agriculture de Bretagne, elle décortique les résultats de 23 productions de volailles de chair. 318 aviculteurs volontaires situés dans 12 départements y ont répondu.

 

Hausse des charges

Depuis 2016, le prix du gaz continue de monter pour atteindre 748 € la tonne au second semestre de 2018. L’électricité est également en hausse à 12,34 €/100 kWh. La hausse des coûts énergétiques se répercute sur les charges variables et impacte les marges brutes. Les prix de l’énergie devraient continuer d’augmenter dans les prochaines années, d’où l’intérêt pour les aviculteurs de trouver des alternatives pour optimiser leur consommation.

Enquête avicole

 

Des vides sanitaires plus courts

Les durées de vides sanitaires sont plus courtes sauf en poulet export, certifié, très lourd et dinde certifiée. On atteint jusqu’à six jours de vide en moins en pintade label et en dinde standard en 2018. Cela a permis de compenser une partie de la hausse des charges variables. C’est notable en production de canard de barbarie standard pour laquelle la baisse de la durée du vide permet un gain de productivité et contrebalance l’augmentation des charges variables.

Les charges fixes augmentent et atteignent au total 20,9 Euros par m2 par an, en lien avec la modernisation du parc bâtiment.

 

Des résultats variables en poulet

La marge poussin-aliment annuelle des productions de poulet s’améliore. Elle s’explique par des vides sanitaires plus courts qui se répercutent sur la productivité. Exception faite cependant pour les poulets légers et standards JA (souche à croissance lente) ainsi que pour le poulet bio. Au niveau des marges brutes, les résultats sont plus mitigés. La hausse de différents postes de charges variables provoque une baisse en poulet export, label, certifié et bio. En effet, pour les deux premières productions, la hausse des charges en gaz est conséquente. Par ailleurs, la variabilité au sein des productions est toujours forte. Les écarts de marge brute entre les classes inférieures et supérieures demeurent importants, la différence atteignant plus de 25 euros/m2/an dans les productions de poulet export et poulet lourd. Elle s’explique entre autre par la gestion du vide sanitaire, plus courte dans le quart supérieur. Les élevages dans cette catégorie réalisent également une meilleure marge poussin aliment. En revanche, les autres espèces ont des marges brutes annuelles stables ou en progrès.

Enquête avicole

 

Des progrès en dinde

Les productions de dindes standard et certifiées ont été marquées par l’amélioration des critères techniques, en particulier les poids moyens et gains moyens quotidiens. En ajoutant à cela la diminution des charges variables, la marge brute annuelle en dinde standard gagne 3 €/m2/an. En dinde certifiée, l’allongement du vide sanitaire de plus de trois jours freine la progression de la marge brute annuelle.

 

Dans les autres productions

En canard, certains lots ont été touchés par de graves problèmes sanitaires ce qui engendre une régression des critères techniques. Ils sont compensés par la hausse de la rotation, d’où un gain de marge brute annuelle de 1,93 €/m2/an. La pintade standard observe une hausse de marge brute de plus de 4 €/m2 expliquée par une mortalité plus faible, un vide sanitaire raccourci de trois jours et une diminution des charges variables.

 

Enquête avicole

 

Un besoin díinvestir et de renouveler

Les charges fixes augmentent et atteignent au total 20,9 €/m2/an, portées par la hausse des annuités ainsi que les frais d’entretien et réparation. Elles concordent avec la modernisation observée du parc bâtiment.

Les simulations en poulet ou dinde standard montrent que l’installation en volaille de chair reste délicate surtout avec des bâtiments neufs où les niveaux d’investissements ont augmenté. La rénovation d’anciens bâtiments est plus sécurisante. Cependant, la simulation ne prend pas en compte les différentes aides, privées ou publiques, qui peuvent être apportées. L’installation et la transmission des exploitations sont des sujets de préoccupation majeure. En effet, presque deux tiers des aviculteurs de l’enquête sont susceptibles de partir à la retraite dans les dix prochaines années.

 

Après-midi volaille de chair : un rendez-vous régional

Un après-midi volaille de chair est organisé vendredi 4 octobre à 14 heures à la chambre d’agriculture, rue Jean Monnet, à Carhaix (29). Ce moment d’échanges est plus particulièrement destiné aux éleveurs, mais tous les acteurs de la filière sont les bienvenus. Au programme : restitution des résultats de l’enquête volaille de chair 2018 et point sur la conjoncture.

CONTACT : 22 / Nicolas Genot : 02 96 79 21 71 et Frédérique Mocz : 02 96 79 21 89 - 29 / Christian Nicolas : 02 98 52 48 13 - 35 / Elodie Dezat : 02 23 48 26 66 - 56 / Marion Ruch : 02 97 74 08 92.

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