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Entremont-Alliance en situation difficile

Devant 200 producteurs Unicopa réunis à Mûr de Bretagne, Christian Mazuray, PDG d'Entremont- Alliance a annoncé un déficit mensuel de 7,5 millions d'euros.

Christian Mazuray, PDG d'Entremont, Jo Lancien (Unicopa) et Patrick Wecxsteen (directeur adjoint d'Entremont.
Christian Mazuray, PDG d'Entremont, Jo Lancien (Unicopa) et Patrick Wecxsteen (directeur adjoint d'Entremont.
© Terra

Si Entremont Alliance a profité des cours élevés du beurre et de la poudre en 2007, le groupe aujourd'hui déchante. Le marché du beurre s'est effondré. Idem pour la poudre de lait. En plus d'un mix produits industriels de 38% qui le pénalise, le groupe n'a pu répercuter entièrement les hausses de prix et subit durement, d'autre part, la concurrence étrangère sur la pâte pressée (emmental, cheddar…). Même en France, où Entremont-Alliance s'est vu raflé un marché dans une enseigne de la grande distribution l'été dernier par un autre acteur français.
En août dernier, une augmentation de capital par les actionnaires a permis d'injecter 20 millions d'euros pour répondre aux besoins de liquidités et de fonds de roulement. Pour pallier ses faiblesses, Entremont- Alliance a annoncé une révision de sa stratégie.
Que faire ? Les outils sont là. Loin de négliger les investissements, le groupe possède en effet, un bel outil industriel d'une valeur de 1,2 milliard  d'euros. Première proposition : réduire les volumes via l'abandon de contrats arrivés à échéance, fin 2008 et fin 2009, d'une part avec Sodiaal et, d'autre part, avec l'Allemagne (soit un total de 235 millions de litres). Second point : les dirigeants ont insisté à maintes reprises sur la nécessité d'abaisser coûte que coûte la proportion de beurre-poudre de 38 à 20%. La solution ? Entremont veut se placer sur le créneau des "produits low cost" à l'image des Hollandais, un terme anglo-saxon qui signifie "à bas coût". "Nous n'avons pas d'autre choix que de faire une politique low cost pour sortir du beurre-poudre et se positionner sur des marchés, non pas français mais européens". Stratégie de la dernière chance ou pas ?
Quoiqu'il en soit pour le PDG d'Entremont-Alliance, qui a demandé fermement un retour provisoire d'une régulation, tout n'est qu'une question de prix et de compétitivité : "Nous avons les outils, les marchés, reste la question du prix". Message reçu.

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