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Entretien avec Dominique Trubert, président de Ille et Vilaine Remplacement

A l'occasion des 10 ans de la fédération départamentale des services locaux, retour sur le remplacement en Ille et Vilaine

Dominique Trubert, président d'Ille et Vilaine remplacement.
Dominique Trubert, président d'Ille et Vilaine remplacement.
© Paul Jégat
En quoi la fédération départementale des services de remplacement a-t-elle fait évoluer le remplacement des agriculteurs ?

Dominique Trubert : Depuis 10 ans, notre priorité est d’épauler les associations locales, dont certaines ont 30 ans d’existence. La fédération a d’ailleurs été créée pour pallier au départ en retraite d’un certain nombre des responsables locaux et décharger leurs successeurs d’une partie du travail administratif. Nous avons embauché un salarié. Aujourd’hui nous avons deux personnes, qui assurent facturation et fiches de paye pour 18 associations locales et animations locales pour le maintien des associations cantonales. Nous répondons à une vraie attente, notre action est locale avec un soutien départemental.

 

Les services locaux de remplacement se heurtent à des difficultés de recrutement de salariés, autant qu’à la lourdeur de l’organisation du remplacement, comment cette situation peut elle évoluer ?

D. T. : La difficulté de recrutement n’est pas spécifique au remplacement, nos spécificités nous permettent même de mettre de futurs salariés sur la voie. Nous avons beaucoup de jeunes scolarisés qui interviennent lors des week-end et des vacance. Notre proximité permet aux jeunes de trouver un emploi près de chez eux, qui peut devenir un temps plein après les études. Nous avons aussi des salariés permanents qui représentent 115 équivalents temps plein.

Quant à la lourdeur de l’organisation du remplacement, nous y répondons aussi par notre organisation locale et le suivi des planificateurs. Le système fonctionne bien. En 2008, nous souhaitons mettre en place une gestion du planning sur internet pour faciliter les échanges entre services.

 

Comment faire admettre au plus grand nombre que le remplacement a un coût ?

D. T. : Nous avons des coûts horaires de remplacement qui varient de 12,50 euros charges comprises, à 15 euros. Cette variation s'explique par une masse salariale plus ou moins importante. On ne peut pas dire que ce coût soit élevé. Et en plus, nous avons fait en sorte que les exploitants puissent recourir au remplacement sur des temps courts, et non sur des journées complètes de travail. Je pense que plus qu’à un problème de coût, le remplacement se heurte à un problème de volonté. C’est un choix à faire. Le remplacement est un investissement, au même titre que l’achat de matériel. Sur ce principe, j’estime donc que le remplacement est accessible à tous les agriculteurs.  

Propos recueillis par Paul Jegat

Le remplacement s’impose

77% d’augmentation du nombre d’heures de remplacement en 10 ans d’existence, la fédération des services de remplacement d’Ille et Vilaine qui tenait son assemblée générale le 31 mars a fait un très large tour d’horizon de son activité.

 

Fait majeur de 2007, le bond en avant du remplacement pour congé, plus 25%, avec plus de 71 400 heures assurées par les services adhérents à la fédération Ille et Vilaine remplacement. Phénomène que les responsables expliquent par un changement de mentalité et aussi par l’effet incitatif du crédit d’impôt congés. Mais les remplacements pour congé maternité/paternité (33651 heures en maternité et 9687 heures en paternité) sont en hausse eux aussi, de 15%, tandis que le remplacement pour maladie/accidents (52180 heures) continue à diminuer. Toute cette activité constitue un total de plus de 184000 heures, soit l’équivalent de 115 postes à temps plein assurés par les salariés des 31 structures locales et de la fédération elle-même.

En dix ans d’existence de la fédération, le remplacement n’a donc cessé de prendre de l’ampleur, et par le nombre d’heures d’intervention (passées de 117 900 en 1999 à 184000 en 2007), et aussi par le nombre d’adhérents. Ils étaient 2370 en 2000, ils sont aujourd’hui 3020, preuve que le principe du remplacement est aujourd’hui rentré dans les habitudes, et fait partie intégrante du système d’exploitation.

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