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Envie de tester le désherbage mécanique ? Le BV de l'Elorn vous accompagne !

Pour la seconde année consécutive, le syndicat de bassin de l'Elorn propose un accompagnement individualisé aux agriculteurs souhaitant tester le désherbage mécanique, afin de réduire l'usage des phytos. Le point avec Claire Amil, chargée de mission agriculture et bocage.

Prévue pour  intervenir à plein, à une vitesse de 16-18 km/h, la houe est utilisée jusqu'au stade 4 feuilles du maïs.
Prévue pour intervenir à plein, à une vitesse de 16-18 km/h, la houe est utilisée jusqu'au stade 4 feuilles du maïs.
© Chantal Pape

"Nous aimerions que les agriculteurs rajoutent le désherbage mécanique à leur stratégie de conduite de la culture du maïs", explique Claire Amil. Pas question, pour le syndicat de bassin de l'Elorn, de bannir les produits phytos, mais plutôt d'inciter les agriculteurs, aussi souvent que possible, à penser houe ou bineuse, quitte à décrocher vers une lutte chimique si les conditions météo ne permettent pas d'intervenir au bon moment. C'est la raison qui l'a poussé, l'an passé, à proposer aux agriculteurs intéressés de tester grandeur nature le désherbage mécanique. "Une quinzaine d'entre eux ont répondu présent, pour une centaine d'hectares au total. Le passage de la houe et/ou de la bineuse a intégralement été pris en charge. Et ils ont pu bénéficier d'un suivi de leurs parcelles".

Autonomes

Et le résultat est tangible, avec un passage de l'IFT, l'indice de fréquence de traitement, de 1,43 sur les parcelles en désherbage chimique à 0,56 sur celles ayant pu bénéficier de deux passages d'outils mécaniques. "Et certaines sont même à zéro traitement", rajoute Morgan Maignan, technicien du GAB29, le groupement des agriculteurs bio du Finistère, et chargé d'assurer le suivi des parcelles.

Fort de ces résultats, le syndicat de bassin veut réitérer l'opération cette année, avec un nouveau groupe d'agriculteurs. "Nous leur demandons de s'inscrire avant le semis", explique Claire Amil. En effet, le désherbage mécanique implique un certain nombre de conditions à respecter, conditions que Morgan Maignan prendra le temps de leur détailler. "Il faut un lit de semence sans mottes, nivelé et sans résidus de culture pour un bon passage de l'outil, une variété à bonne vigueur de départ, un semis plus profond, à 4-5 cm, dans une parcelle bien réchauffée".

Cette année encore, le technicien du GAB assurera un suivi des parcelles. "L'objectif est que l'agriculteur devienne ensuite autonome et sache quand faire appel à l'ETA ou à la Cuma pour le passage de la houe ou de la bineuse", indique Claire Amil.

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