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Stagiaires en Maraîchage Bio à Auray
Evelyne Le Normand les accueille à Sulniac

Le 14 mai prochain, à Auray, la SEHBS, Station Expérimentale Horticole de Bretagne Sud ouvrira ses portes, permettant de découvrir le BPREA maraîchage biologique que la Chambre d'agriculture du Morbihan y dispense. Une formation que complète l'apport du savoir faire de maîtres de stages épaulant, par leurs pratiques professionnelles, des stagiaires dont le parcours débouche souvent sur l'installation. Une responsabilité qu' Evelyne Le Normand assume pour le développement d'un mode d'agriculture qu'elle a fait sien.

Evelyne Le Normand entouré des trois stagiaires, Philippe Guilbaud, Béatrice Cler et Antoine Rescan, qu'elle accueille sur la ferme de la Hellaye à Sulniac;
Evelyne Le Normand entouré des trois stagiaires, Philippe Guilbaud, Béatrice Cler et Antoine Rescan, qu'elle accueille sur la ferme de la Hellaye à Sulniac;
© claire Le Clève

 

A la fin de l'année, "si tout continue à bien se passer", Philippe Guilbaud, bientôt 40 ans et une allure de cadre supérieur, s'installera en maraîchage biologique et vente directe à Monterblanc sur 12 ha. "Je viens de vendre ma maison dans l'Oise, la prochaine étape, c'est l'obtention du BPREA" poursuit-il alternant périodes de formation à la station d'Auray SEHBS et à la ferme de la Hellaye. Béatrice Cler, le souhaiterait elle aussi. "Je n'ai que 3 ha sur Questembert, c'est un peu juste pour m'installer encore, c'est difficile de trouver des terres et les banques sont frileuses", regrette la jeune femme. "Ils sont comme la majorité des stagiaires que nous avons toujours accueillis sur l'exploitation, ils ne sont pas issus du milieu agricole, et entreprennent passé 30-35 ans, une nouvelle vie", constate Evelyne Le Normand, qui avec deux autres frères et trois salariés, font valoir la SCEA de la Hellaye à Sulniac. Une exploitation familiale de 60 ha où les 40 vaches allaitantes en race limousine côtoient les 30 variétés de légumes produits à l'année sur 10 ha.

 

De nouveaux modes de commercialisation

 

"Nous produisons globalement une bête par mois qui est archi, archi vendue, soit par le biais de BVB, Bretagne Viande Bio, soit directement à des particuliers en cassettes", décrit Evelyne Le Normand devenue depuis peu co-présidente du GAB. Pour les légumes, le développement de la livraison des paniers, façon Amap (Association du Maintien d'une Agriculture Paysanne), a modifié le mode de vente de la ferme. "Nous avons supprimé deux des six marchés que nous faisions en nous assurant que des producteurs bio ont pu prendre notre relève sur place, car la demande existait". De 60 paniers l'été dernier, 200 sont ainsi livrés par semaine sur 7 points, dont deux en entreprises, un bar associatif, une mairie…."Le nombre de paniers est exponentiel. Il va falloir envisager la production de 2010 avec cette nouvelle donne car, l'an passé, nous n'avions pas assez de production pour fournir paniers, marchés et marché à la ferme".

 

Une demande en croissance

La demande existe donc, "et la production n'arrive pas à suffire". Un message encourageant pour les stagiaires en formation. "Nous pourrions arrêter d'autres marchés mais le problème, c'est qu'il n'y a pas de producteur bio pour prendre notre relève sur place alors que la clientèle existe" constate Evelyne qui continue à être présente sur ces lieux. Des débouchés existent également, de nouvelles formes de commercialisations sont encore à explorer et "la demande en légumes biologiques est importante, également pour les filières longues",  constate t-elle pour qui, former est incontournable en prenant toujours mieux en compte les nouveaux profils de stagiaires. "L'intégration des périodes de production dans le cursus de formation est d'autant plus importante que ces stagiaires ont peu d'expérience et que beaucoup d'entre eux se lancent ensuite". D'où la nécessité pour Evelyne Le Normand de mettre en place ultérieurement un suivi des jeunes installés "pour sécuriser leur installation, les accompagner, un conseil, un coup de main. La professionnalisation du suivi est une condition importante de réussite qui doit être reconnue et mise en place".  D'où l'intérêt pour ces stagiaires de créer leur réseau de contacts professionnels dès leur période de formation.

Claire Le Clève

 

Légende photo

Evelyne Le Normand entouré des trois stagiaires, Philippe Guilbaud, Béatrice Cler et Antoine Rescan, qu'elle accueille sur la ferme de la Hellaye à Sulniac;

 

 

 

 Portes Ouvertes

 

Le 14 mai, venez rencontrer les conseillers en formation et création d’entreprise en maraîchage biologique

 

Ateliers proposés :

* "L’emploi et l’insertion professionnelle" : information sur la filière bio, les nouveaux marchés (produits, commercialisation..) et la création d'entreprise : conditions d’aides à l’installation ou création d’entreprise agricole, rencontre avec des maraîchers, offres d'emploi (espaces verts, maraîchage, horticulture).

* "Des métiers - des formations" : information sur les métiers, les débouchés et les formations en maraîchage bio, et autres filières (bovins lait, porcs, volailles, équins, ovins-viande… et modules "agriculture durable").

* "La pédagogie par la pratique" : information sur l’organisation des travaux pratiques des formations maraîchères.

 

En + :

- visite guidée des essais bio et de la station en maraîchage,

- démonstration de matériels adaptés à l'agrobiologie

 

Contact : 02 97 46 30 80

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