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Exportations bretonnes de volailles Petite reprise sur le marché saoudien

Après un recul en 2017 et au 1er semestre 2018, les exportations bretonnes de viande de volailles enregistrent une légère hausse de 1 % au 3e trimestre 2018. Les ventes sont désormais davantage orientées vers l’Union européenne que vers les pays tiers, avec cependant un net rebond vers l’Arabie Saoudite.

Après une chute de 10 % en 2017, puis de 5 % au premier semestre 2018, les exportations bretonnes de viandes de volailles enregistrent une très légère hausse au troisième trimestre : +1 % par rapport au troisième trimestre 2018, pour atteindre 82 millions d’euros. Cette situation s’explique notamment par le rebond confirmé des ventes vers l’Arabie Saoudite (+7,5 millions d’euros ; + 60 %), dans la foulée du trimestre précédent. Une hausse en valeur liée à l’augmentation des volumes achetés par les Saoudiens et à l’amélioration des prix. En revanche, le niveau de l’ensemble des ventes sur le grand export (hors Union européenne) n’est pas stabilisé puisqu’il enregistre un repli de 5 % par rapport au troisième trimestre 2017. En cause, la chute des ventes vers d’autres pays du Proche et Moyen-Orient : le Qatar (-81 %), le Yemen (-62 %) et Oman (-51 %).

Côté Union européenne, la hausse de 7 % est due à la Bulgarie (+96 %) et aux Pays-Bas (+29 %), comme au trimestre précédent, ainsi qu’au signe de reprise vers le Royaume-Uni (+16 % après – 27 % en 2017).

Au palmarès des destinations, l’Arabie Saoudite conserve sa première place (25 % du total breton) suivie, assez loin derrière, par trois acheteurs au coude à coude : l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne, autour de 11 % de parts de marchés chacun. Le Royaume-Uni arrive en cinquième position, avec 6 % de parts de marchés. Globalement l'Union européenne représente 53 % des débouchés bretons à l’export, contre 39 % en 2015. À l’inverse les pays tiers représentent 47 % des débouchés, contre 61 % en 2015.

Neuf mois après la reprise de Doux par LDC et le groupe saoudien Almunajem pour l’activité grand export du site de Chateaulin, deux tendances s’observent, qui restent à confirmer : les exportations bretonnes de viandes de volailles reposent davantage sur les importations des pays de l’Union européenne, tout en consolidant le courant d’affaires vers l’Arabie Saoudite. S’agissant de la filière nationale et notamment de LDC, la priorité est de reconquérir le marché intérieur face à l’augmentation des importations de viandes de volailles.

 

 

À suivre

Chaque trimestre, le service économie-emploi des chambres d'agriculture de Bretagne analyse l’évolution des exportations agricoles et agroalimentaires bretonnes, à partir des données des douanes régionales. Pour en savoir plus, consultez la Revue de l’Observatoire des IAA de Bretagne

 

Source  : Chambres d’agriculture de Bretagne, service Economie Emploi d’après douanes régionales

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