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Faire progresser la production caprine

Pour renforcer les échanges entre éleveurs caprins et chercheurs de l'Inra, la chambre d'agriculture et l'unité de recherche Inra sur la production de lait ont organisé une journée de rencontres.

Eleveurs et techniciens ont écouté avec intérêt les exposés des chercheurs de l'Inra.
Eleveurs et techniciens ont écouté avec intérêt les exposés des chercheurs de l'Inra.
© Cécile Julien

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La recherche appliquée, menée par l'Inra, permet de faire progresser les connaissances techniques et de les appliquer en élevage. Jeudi 15 janvier, à l'invitation de l'Inra et de la chambre d'agriculture d'Ille et Vilaine, éleveurs et techniciens caprins se sont rendus à la station du Rheu pour rencontrer les chercheurs de l'unité "production du lait". Ensemble, ils ont fait un point sur les recherches en cours et ont pu échanger sur les attentes des éleveurs, en terme de besoins techniques et de nouvelles connaissances zootechniques.

Pour réduire le travail d'astreinte ou faire face à un problème de main d'œuvre, certains éleveurs souhaitent ne plus traire d'une fois par jour. Des essais sont en cours pour évaluer les impacts de cette mono-traite, tant sur la production que sur la santé des chèvres. En ne trayant plus qu'une fois, la perte de lait est de 16% (à ration égale), le TB reste stable et le TP augmente légèrement, de 27 à 30 pour mille. "Même si l'amélioration des taux est plus faible que chez les vaches, l'augmentation des caséines améliore un peu le rendement fromager", note Moussa Komara, le jeune chercheur en charge de cette étude. Reste encore à mieux comprendre la grande variabilité des résultats entre animaux et de quantifier la perte de lait si on réduit la ration.

 

Mono-traite et développement mammaire

La mono-traite n'a pas d'effet rémanent, ses effets ne perdurent pas sur toute la lactation si on change de rythme. "On peut commencer la lactation avec une traite et passer à deux ensuite sans problème", explique Moussa Komara. Autre avantage de l'espèce caprine, la mono-traite n'augmente pas les problèmes de mammites. Cette aptitude à la mono-traite pourrait, d'ailleurs, être intégrée dans les critères de sélection. Seule précaution à prendre, un début de lactation à deux traites pour les chevrettes pour permettre un bon développement des mamelles. Développement qui est un autre sujet d'étude de l'Inra. Dès le plus jeune âge se joue la qualité de la mamelle. Ainsi, une mauvaise alimentation avant la puberté a un effet négatif sur le développement mammaire. "Nos travaux ont pour but de caractériser les phases critiques de l'élevage pour un bon développement mammaire, par exemple en fixant des objectifs de GMQ, et de trouver des marqueurs génétiques qui permettront d'améliorer la sélection sur ces critères de développement", explique Frédéric Dessauge, jeune chercheur de l'unité de recherche "production du lait".

D'autres travaux sur le fonctionnement de la mamelle, notamment sa dynamique cellulaire, ont montré que le nombre de cellules sécrétrices varie selon le stade de la lactation. Elles sont le plus nombreuses au pic de lactation et en nombre réduit au tarissement. De même, lorsqu'il n'y a plus qu'une traite par jour, le renouvellement cellulaire se ralentit. La période de tarissement permet à la mamelle d'avoir une période de "vide sanitaire" et ainsi de réduire le taux cellulaire dans le lait. Allonger les lactations et bannir le tarissement est possible à condition de partir d'un troupeau avec une excellente situation sanitaire et de se préparer à un fort taux de renouvellement.

 

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