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FDCUMA :
Favoriser l'entrée des jeunes installés

S'ouvrir plus et mieux aux jeunes installés, c'est ce que la fédération des Cuma du Morbihan a décidé de mettre en place avec période d'essai et réduction tarifaire à la clé. Un coup de pouce annoncé lors de l'assemblée générale, mardi dernier à Bubry. Le moyen de renouveler les générations et de conforter les plus jeunes dans leur volonté de maîtriser les charges de mécanisation. Une important levier d'amélioration du coût de revient.

 

 

Un petit tour d'horizon du matériel des Cuma du secteur de celle de l'Espérance, à Bubry, qui accueillait cette année l'assemblée générale de la FDCUMA, le 23 Juin dernier, aura servi de préambule à la séance statutaire de l'après midi. Préambule pour découvrir les synergies et stratégies mises en place par ces Cuma pour trouver des solutions afin de satisfaire l'enjeu majeure de la "diminution du coût de revient et la baisse des charges de mécanisation". De nouvelles pistes sont à l'œuvre (voir encadré), pour satisfaire l'attente des adhérents.

 

Prix incitatifs

Parmi celles creusées par la fédération départementale, "outre le maintien d'actifs nombreux, le renouvellement des générations de cumistes est essentielle pour garder la vitalité de nos groupe ", pointe Michel Le Roch, président. Pour que les jeunes dès leur installation, et ce durant les cinq ans qui suivent,  puissent découvrir les intérêts du matériel en commun "sans engagement les deux premières années",, des aménagements tarifaires viennent d'être mis en place avec  période d'essai de deux ans à la clé.  Pour le jeune installé, une réduction  tarifaire variant de 5 à 10 % sur le chiffre d'affaires réalisé hors ensilage et battage; Pour la Cuma, ristourne par prime d'accueil "Jeune agriculteur" sur la cotisation Cuma versée à la fédération, "pour celles qui joueront le jeu,. Cela devrait booster les choses" estime Michel le Roch pour qui d'autres pistes sont aussi à défricher en matière prospective.

 

Econome et durable

"Nous avons beaucoup à faire en Cuma en matière d'économie d'énergie, tant sur l'utilisation du matériel, que sur de nouvelles installations, photovoltaïques ou bien encore sur le bois énergie, le besoins sont là, de nombreuses collectivités s'équipent, les Cuma sont éligibles au PPE, il va falloir y aller" encourage t-il, rappelant la réserve d'emplois que constitue ce volet environnement. Economie toujours, de déplacement cette fois ci, avec le chantier du foncier, "Si on souhaite faire du durable, il faudra mettre à plat l'assolement en commun" pour lui. Autre chantier concernant cette fois ci le développement des circuits courts, "les Cuma ont toute leur place dans la création de petits outils de transformation, laiterie, atelier de découpe, il y là encore des choses à développer", énumère l'éleveur de Loqueltas.

 

Nouveaux partenaires

Existant sur l'ensemble du territoire, concernant un agriculteur sur deux dans le département du Morbihan, le réseau cumiste a encore de belles cartes en main grâce à son atout maître, celui de la proximité. "On n'avancera que si nous nous ouvrons", martèle Michel Le Roch, pointant ces nouveaux partenaires potentiels que sont les syndicats ou les communautés de communes sur le territoire. "Nous avons du matériel et des compétences qui peuvent les intéresser, nous sommes capables de porter et mener des projets, à nous d'y aller avec eux".

 

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

Encadré

Economie sur la grande largeur

"Nous avons été les premiers à acheter ce type de groupe de fauche" explique René le Gal, président de la Cuma L'Espérance de Bubry en présentant la faucheuse et conditionneuse de marque Class, travaillant sur 6 m de large. Forte de ses 25 ans, de ses 26 adhérents dont 15 en Cuma intégrale,  le groupe emploie deux chauffeurs pour  travailler les 800 ha de son périmètre d'intervention. Le souci constant des responsable est de diminuer  le coût de revient à l'ha, tout en ayant du matériel très compétitif pour ne pas subir de décote à la revente et le poids de l'usure des pièces à changer. L'option choisie pour ce matériel est vite justifiée.  "Augmenter la puissance du tracteur  pour rentabiliser la surface sans augmenter le nombre d'heures travaillées" résume-t-il. Sur un tracteur de 170 CV, la Cuma est donc passée d'une faucheuse de 3 m de large, à ce nouveau modèle de 6 m, "Mais elle  garde un encombrement de 3 m pour l'autonomie du chantier" pointe l'éleveur laitier installé en Gaec à Quistinic. "En augmentant ainsi le nombre d'ha travaillé, on diminue le coût de revient par matériel, et les amortissements sont moins onéreux". Et pour l'adhérent ? "Le coût de revient de la faucheuse est de 20euros par hectare avec chauffeur, tout compris".  Qui dit mieux dans un secteur vallonné où l'herbe est une valeur sûre et "le foin doit être très bon, c'est essentiel". 

Pour le labour, même stratégie, la largeur travaillée est passée de 2,8 à 3,2 m. "A l'avant, l'outil poussé nivelle, derrière, la lame du rotalabour travaille moins profondément, je l'économise et puis ça tire moins sur le tracteur dont il y a moins de consommation de carburant" détaille l'éleveur.

Encadré

Pédale douce

"Avec un tracteur de 120 cv plus sa charge, suivant la manière de conduire du chauffeur, sportive, économique ou classique, l'impact sur la consommation de carburant est de 4 L par heure, ce n'est pas négligeable" indique Olivier Le Moël animateur de la FDCUMA 35. Et si le cours de gas oil à baissé par rapport à la même époque l'an passé, mieux vaut acquérir de bonnes habitudes.  Rien de tel qu'un petit stage de conduite avec boîtier de contrôle et console  à la clé pour s'en rendre compte. "Ca ne sert à rien d'être pied au plancher aujourd'hui, on a le carburant  mais plus la puissance", met il en garde. Car sur les tracteurs de la nouvelle génération avec le couple à 1400 tr, mieux vaut travailler à 1600 "pour optimiser la traction" souligne t-il en constatant que c'est rarement le cas, "la puissance est souvent sous utilisée, le moteur finit par se calaminer et au final on obtient une puissance inférieure à celle qu'on a achetée. Des conseils que l'on retrouve au cours des journées techniques proposées.

 

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