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FCO : la vaccination débute

Avec 22.000 foyers à ce jour, la pression de la fièvre catarrhale ne descend pas. Heureusement, la lutte s'intensifie grâce à la vaccination qui débutera avant la fin du mois de juin.

Lors de la réunion d'information de Pipriac.
Lors de la réunion d'information de Pipriac.
© Cécile Julien

Fin juin pour les ovins, début juillet pour les bovins, les éleveurs pourront vacciner leur cheptel contre la fièvre catarrhale. Pour informer ses adhérents sur l'organisation de cette campagne et sur l'intérêt de la vaccination, le GDS organise une série de réunions. La première a eu lieu, lundi 2 juin, à Pipriac. "Même si la vaccination a un coût et représente des contraintes, il faut protéger un maximum d'animaux", encourage Gilles Lavollée, président de la FDGDS.

Après un rappel des signes cliniques et des conditions de transmission du virus par un moucheron, Thomas Aubineau, vétérinaire de la FDGDS, a encouragé les éleveurs à alerter leur vétérinaire en cas de suspicion. Les frais de visite et d'analyse sont pris en charge par l'Etat.

Pour lutter contre cette maladie, les moyens d'action sont limités. La désinsectisation permet de diminuer la charge virale par animal en réduisant le nombre de piqûres. Mais il n'y a pas de garanties scientifiques de son efficacité. En améliorant l'hygiène, notamment en éliminant les eaux stagnantes qui abritent les larves, et la santé des animaux, l'éleveur donne plus de chances à son troupeau de résister. Le seul moyen de lutte vraiment efficace est la vaccination. "En Corse, la vaccination a permis d'endiguer la maladie en un an", témoigne Thomas Aubineau. La vaccination débutera en juillet pour les bovins. Deux injections, à trois semaines d'intervalles, seront nécessaires. L'immunité sera effective 3 semaines après la 2e injection. Pour les ovins, la vaccination débutera fin juin. Une seule injection sera nécessaire. Pour les ovins comme les bovins, il faudra un rappel annuel. Seule la vaccination d'un maximum d'animaux permet d'envisager l'éradication de la maladie.

Vacciner un maximum d'animaux

Si la vaccination est, cette année, facultative, elle demande une traçabilité. On s'oriente donc vers une vaccination par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Le GDS leur enverra les listings des animaux par élevage suivi. L'éleveur en recevra une copie. Ces deux exemplaires permettront de notifier plus facilement les animaux vaccinés, l'un sera envoyé à la DSV et l'autre archivé dans le registre de traitement. Pour les élevages ovins, les deux exemplaires seront envoyés au vétérinaire sanitaire ou, s'il n'y en a pas, à l'éleveur qui en transmettra un au vétérinaire choisi. L'enregistrement pourra se faire par lot.

Pour cette première année, le coût du vaccin sera pris en charge par l'Europe. Une aide sera accordée pour la moitié du coût de l'acte. Des négociations sont en cours entre la profession et les vétérinaires pour un tarif plafond de référence. Autre négociation toujours en cours, celle pour que les éleveurs obtiennent le droit de vacciner eux-mêmes. "Les discussions sont toujours en cours au niveau national, explique Eric Borius, directeur de la FDGDS. Si les éleveurs obtiennent cette possibilité, le vétérinaire devra quand même certifier la vaccination".

Comme les doses de vaccins sont en nombre limité, les éleveurs pourraient être amenés à faire des choix. "Les primipares sont les plus fragiles, constate Thomas Aubineau. Vacciner en priorité les animaux reproducteurs, ceux à forte valeur économique, ceux qui représentent l'avenir du troupeau". Pour organiser au mieux la campagne de vaccinations, les éleveurs sont invités à prendre contact le plus rapidement possible avec leur vétérinaire et à inciter leurs collègues à faire de même.

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