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En attendant la venue de Stéphane Le Foll
FDSEA et JA détaillent leurs doléances

La FNSEA ayant déclaré l'élevage cause nationale, régions et départements ont rédigé leurs cahiers de doléances. Dans le Finistère, la FDSEA et JA l'ont détaillé à la presse, avant de le présenter à Stéphane Le Foll ce vendredi 19 avril.

Le 12 avril, journée de mobilisation nationale pour sauver l'élevage, les responsables FDSEA et JA arboraient une marinière verte Armor Lux. Une façon de rappeler que l'agriculture ne demande qu'à participer au redressement productif, cher au gouvernement français.
Le 12 avril, journée de mobilisation nationale pour sauver l'élevage, les responsables FDSEA et JA arboraient une marinière verte Armor Lux. Une façon de rappeler que l'agriculture ne demande qu'à participer au redressement productif, cher au gouvernement français.
© Chantal Pape

En ce 12 avril, journée nationale en faveur de l'élevage, pas de grand rassemblement dans le Finistère. "On s'est déjà mobilisés à de nombreuses reprises", rappelle Thierry Merret, le président de la FDSEA, en citant, entre autres, une rencontre avec le Préfet, les députés et les sénateurs le 18 février, une manifestation à Berrien le 11 mars ou le rendez-vous avec Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, le 15 mars, à Paris. FDSEA et JA ont donc décidé de tenir une conférence de presse pour présenter leurs revendications, réunies dans un cahier de doléances.

 

Rééquilibrer

 

"Il faut revaloriser nos prix de vente", commence Sébastien Louzaouen, responsable du groupe lait JA. Les prix des intrants flambent et les éleveurs n'arrivent pas à répercuter la hausse de leurs coûts de production. En lait, mais aussi dans les autres secteurs de l'élevage et en légume, ils demandent donc à l'Etat de faciliter la création d'OP puis leur regroupement en AOP. "Il faut aussi modifier la LME, rajoute Pascal Crenn, membre du Bureau de la FDSEA. Et revoir l'observatoire des marges, dont le fonctionnement n'est pas satisfaisant".

 

Simplifier

 

"ZES, ZAC, bassin versant contentieux ou algues vertes... : sur chaque exploitation pèse une réglementation différente". Pascal Prigent, vice-président de la FDSEA, demande un moratoire sur l'environnement, le temps de réaliser une expertise. "La qualité de l'eau s'améliore. Qu'on le reconnaisse !"

Derniers en date, le 5ième programme d'action de la Directive nitrates et l'évolution des normes Corpen vont obliger à revoir les capacités de stockage des déjections, alors que les mises aux normes sont à peine finies et que le contexte économique est tendu. "On voudrait faire disparaître l'élevage qu'on ne s'y prendrait pas différemment ! Il faut remettre l'agronomie au coeur des décisions. Et simplifier". Une simplification qui vaut aussi pour les dossiers administratifs. "En Allemagne, il faut 6 mois pour un dossier installations classées. En France, il faudra bientôt 6 ans !"

 

Non à l'écotaxe

 

"Elle n'a d'écologique que le nom". La FDSEA et JA ne décolèrent pas à propos de l'écotaxte. Et ce ne sont pas les récents allègements qui vont y changer quelque chose. "Nous demandons sa suppression pure et simple ! Comment peut-on prôner le redressement productif, mettre en place un pacte de compétitivité et taxer l'économie de production d'un nouvel impôt de 80 millions d'EUR pour l'agriculture et l'agroalimentaire bretons ?"

 

Installer

 

"La moyenne d'âge des bâtiments agricoles est de 20 ans". Si Olivier Billon, le président des JA, insiste sur la nécessité de favoriser l'installation des jeunes, il demande aussi la mise en place d'un plan en faveur de la modernisation des bâtiments. "Des bâtiments performants donneront aussi envie aux jeunes de s'installer". L'occasion de mettre fin à une spirale de baisse de la production en volailles et en porcs ? "Aujourd'hui, 1 000 emplois directs sont menacés à Lampaul Guimiliau. Il faut supprimer les distorsions de concurrence intra-europénnes, notamment sur le coût du travail". Et la FDSEA et JA de demander à la future PAC "de redonner une ambition pour l'élevage", grâce à des outils de gestion des marchés et des risques, une convergence des aides supportable et un recouplage pour certaines productions.

 

Des réponses

 

Rédigé par la FRSEA et les JA de Bretagne, ce cahier de doléances a déjà été présenté aux Préfets et parlementaires de la région. Il le sera également au Ministre de l'agriculture, annoncé dans le Finistère ce vendredi 19 avril. "On l'attend de pied ferme, prévient Thierry Merret. Nous voulons des réponses concrètes à nos demandes".

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