Aller au contenu principal

FDSEA et JA à la rencontre des banques

Dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation à l'appel de la FNSEA, mardi à Plérin, la FDSEA et les JA ont rencontré les banques afin de trouver collectivement des moyens d'activer tous les leviers pour aider les éleveurs à passer la crise. Les banques ont défendu leur outils et rappelé qu'elles intervenaient au cas par cas dans l'intérêt des deux parties.

En invitant les caisses locales des établissements bancaires mutualistes, les représentants des conseils d'administration FDSEA et JA souhaitaient instaurer un dialogue ; faire remonter les problèmes du quotidien des éleveurs ; trouver les moyens de soulager les trésoreries à moindre coût. "Les agriculteurs ont des annuités dans les banques mais n'ont plus de revenus pour les payer. La crise leur coûte chère ! Comment fait-on pour passer l'année ? Leur sentiment est d'être seuls, abandonnés alors que tous vivent bien autour d'eux...", décrit Didier Lucas, président de la FDSEA. Les syndicats demandent que les organisations se mettent collectivement en situation d'activer tous les leviers, notamment vis-à-vis des jeunes exploitants agricoles, en allègeant notamment les charges financières qui découlent des difficultés de trésorerie. Par ailleurs, le syndicat s'interroge sur le faible nombre de dossiers déposés, une centaine en Bretagne, après l'obtention de "l'année blanche" (volet c du FAC) dans le cadre du plan de soutien à l'élevage."Alors que la Sarthe a déposé 500 dossiers", remarque-t-il.

Des solutions individuelles pour les banques
A la place d'un représentant des caisses locales, ce sont les responsables des services en question qui ont répondu aux interpellations. Les banques présentes (crédit mutuel de Bretagne, crédit agricole et banque populaire de l'Ouest) ne l'entendent pas de cette oreille : chacun a défendu une approche au cas par cas. "L'année blanche avec une prise en charge bancaire et potentiellement une prise en charge par l'Etat revient dans le meilleur des cas à un coût de 5 000 € pour une annuité de 35 000 € sur 10 ans. Avec notre système "flexi" que l'on pousse (un an de différé), cela revient à 2 385 € de coût pour l'éleveur", détaille Jérôme Guiard pour le crédit agricole.
Idem à la banque populaire, où l'on défend une approche individuelle avec report d'annuité, accompagnement sur le court terme, restructuration de la dette, année blanche totale...
Des discours qui ne satisfont qu'à moitié les professionnels qui demandent une baisse collective des frais bancaires, une communication plus efficace auprès des clients afin de faire mieux connaître les leviers à actionner ou encore une collaboration plus étroite avec les comptables des centres de gestion. Et Yves Bazy, secrétaire général de la FDSEA, de rappeller :" Face aux difficultés de paiement, les fournisseurs ne sont pas là pour prendre votre place ! "

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Acceptabilité sociétale : ouvrir, montrer et démontrer
Alors que s’ouvre dans quelques jours en mairie d’Arzal (56) leur dossier d’enquête publique, les associés de la SCEA de Kerollet…
Canettes tueuses, quand l'incivilité tue
Depuis deux ans, le Gaec de Kerforn, à Caudan, a du se résoudre à faire euthanasier six vaches sur la centaine de laitières qui…
Valens, le nouveau verrat équilibré d’Axiom
La firme génétique met sur le marché un nouveau verrat dont l’objectif est de répondre aux exigences des producteurs français.…
Des protéines végétales bretonnes pour réduire les importations de soja
Si la Bretagne importe 95 % des protéines végétales dont elle a besoin pour nourrir ses animaux d’élevage, le GIE SVP est bien…
Rapport sur le suicide d’agriculteurs : les premières pistes
Après six mois de mission, le député Olivier Damaisin s’apprête à rendre au Premier ministre son rapport sur le suicide et le mal…
Tags en exploitation : jusqu’où iront-ils, s’interroge la FDSEA 29
En fin de semaine dernière, plusieurs tags ont été découverts sur deux exploitations agricoles de Plonévez-Porzay, dont celle de…
Publicité