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Fiers de notre agriculture !

Thierry Coué, président de la FRSEA.

Alors que nous tournons la page d’une année de crise sanitaire et économique et que l’horizon ne semble pas vraiment s’éclaircir, nous avons du mal à garder un bon souvenir de cette année passée et à envisager sereinement le rebond. Nos vœux d’il y a un an en faveur d’une année 20/20 ont été bien déçus. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Gouvernants et citoyens ont redécouvert la mission stratégique nourricière des agriculteurs, alors que le pays était quasiment à l’arrêt.
Au travail, pendant toute la durée du 1er confinement, nous avons démontré notre compétence, notre acharnement et la nécessité de maintenir une agriculture diversifiée, productive et dynamique dans nos territoires, afin de contribuer à la souveraineté alimentaire de notre pays et même au-delà via l’export. Fort de cette reconnaissance, le syndicalisme majoritaire a obtenu que l’agriculture intègre le plan de relance.
Depuis des années, nous portons votre voix de chefs d’entreprises agricoles, notamment pour enrayer le manque de compétitivité dû à des charges et contraintes trop lourdes, à des distorsions de concurrence, au défaut de marge et donc à des investissements ralentis. L’ambition du plan de relance, en faveur de la souveraineté économique, vise notamment à apporter des solutions pour plus de compétitivité. Dont acte, nous sommes là, prêts à relever le défi !
Nous avons toujours su relever les défis : produire pour répondre aux besoins de tous les marchés, résoudre le problème de la qualité de l’eau, améliorer le bien-être de nos animaux…
Nous devons être fiers de de notre travail, fiers de nos produits, fiers de nourrir.
C’est pourquoi, avec leurs partenaires - chambres d’agriculture et organisations économiques - les FDSEA ont choisi de soutenir la voie engagée par les agricultrices et agriculteurs bretons, celle ayant permis le développement de la Bretagne et qui crée aujourd’hui le dynamisme économique de notre région, la seule qui puisse relever le défi de la souveraineté alimentaire. Notre objectif est le maintien de la production, et même son développement pour répondre encore mieux aux demandes de consommation.
L’année 2020 restera certes une année noire de notre vie. Mais gageons que nos concitoyens et nos gouvernants se rappellent longtemps que, sans agriculture bretonne, sans les femmes et les hommes qui les nourrissent, elle aurait été pire.
Positivons, explorons les chemins ouverts par cette crise, ne les laissons pas se refermer. Transformons collectivement cet essai dans les mois et années à venir.
Très bonne et fructueuse année 2021 à tous !

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