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Filière lin recherche producteurs

Lin tradition Ouest fédère les acteurs d'une filière émergente, celle du lin protéagineux, dont les graines extrudées utilisées en alimentation animale donnent des produits riches en Oméga 3. Pour répondre à la demande, de nouveaux producteurs peuvent se lancer dans cette culture.

Les acteurs de la filière Lin tradition Ouest.
Les acteurs de la filière Lin tradition Ouest.
© Terra

Les produits naturellement riches en Oméga 3 ont le vent en poupe. Pour répondre à cette demande des consommateurs, les filières doivent apporter une alimentation animale, qui contienne ces bons acides gras. Entre autres, grâce à des graines de lin extrudés, que transforme la société Valorex, à Combourtillé (35). Afin de produire en Bretagne ce lin oléagineux, une véritable filière s'est mise en place. Depuis 2002, l'association Lin tradition Ouest regroupe producteurs, organismes stockeurs, semencier et transformateur. Elle tenait son assemblée générale le 14 octobre.
"Notre but est de relancer et d'organiser la production de lin", explique Pierre Ménard, son président. Si la Bretagne a une tradition historique de production de lin textile, à l'époque de la navigation à voile, le savoir-faire s'est perdu. Les producteurs ont dû ré-apprendre cette culture. "Même s'il est peu exigeant en intrants, le lin demande de la rigueur technique, souligne Pierre Ménard. Il faut respecter un semis entre le 1er et le 10 octobre, un travail superficiel du sol, l'application d'un raccourcisseur au bon moment".
La sole en lin est montée jusqu'à 3 500 ha en 2005/2006. Les mauvais rendements de 2007 et la hausse des céréales ont quelque peu découragé les producteurs de persévérer dans cette culture. "Nous avons fonctionné avec un prix garanti sur 5 ans qui s'est trouvé déphasé des cours réels", reconnaît Pierre Ménard. L'association a donc révisé ses modalités de fixation du prix, en se donnant des objectifs de marge identiques aux autres cultures.
Un prix minimum est fixé à l'emblavement. Il s'appuie sur les marges en lin, blé et colza. Ce prix est réévalué à la récolte, en fonction des cours. Ainsi, pour la récolte 2008, le minimum était fixé à 330 euros/tonne et le prix payé a été de 540 euros. En plus, l'agriculteur touchera une bonification en fonction de la teneur en Oméga 3 des graines.

Des débouchés pour 3 à 4 000 ha

L'association estime que 1 000 ha sont emblavés pour la prochaine campagne. "Nous avons les débouchés pour 3 à
4 000 ha. Il y a donc de la place pour de nouveaux producteurs", encouragent les acteurs de la filière. "Pour nous, l'idéal est de trouver du lin tracé le plus près possible de notre usine", souligne Stéphane Deleau, directeur de Valorex.
Pour encourager les producteurs à faire du lin, en plus des qualités intrinsèques de la culture, qui est une excellente tête d'assolement, répondant aux exigences environnementales, l'association assure un suivi technique. Des rencontres "bout de champ" auront lieu, en mai, à la floraison. Côté rémunération, pour la prochaine récolte, le prix minimum est fixé à 410 euros.
Pour apporter un élément de plus en faveur du lin, l'association travaille à la valorisation de sa paille. Une paille qui est faite de fibres très résistantes, qui pourraient être utilisées dans les matériaux de demain. "De premiers débouchés devraient se concrétiser au printemps prochain", espère Pierre Ménard.
Les agriculteurs intéressés par la culture de lin peuvent se renseigner auprès de leur organisme stockeur; notamment Végam, Coopagri, la Coop du Garun, la CAM 56 et la Paysanne.

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