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Florian Oger aime avancer et partager en groupes

Installé en production laitière depuis deux ans avec ses parents en Côtes d'Armor, Florian Oger est âgé de 23 ans et s'implique fortement déjà dans les groupes collectifs. Explications.

L'éleveur, Florian Oger, participe à des journées de travail/visite avec d'autres éleveurs dans deux collectifs différents.

Sans perdre une minute, dès son installation, Florian Oger, producteur de lait à Plumaugat sur le bassin de la Haute-Rance, était à la recherche d'un collectif. "J'ai questionné ma référente installation à la chambre d'agriculture", dit-il. En décembre 2017, il entre dans le groupe "grand Troupeau" avec sept autres jeunes, dont les cheptels dépassent 100 vaches laitières. Puis c'est le groupe Atout Lait en 2018 dans lequel il peaufine les performances techniques et économiques de son élevage.

Plus jeune, il partageait les expériences de son père Joseph, trésorier de la Cuma locale "Les Gars de la Rance", investi à Groupama, au Cerfrance. "Mon père me parlait de ce que cela lui apportait. Je trouvais ça intéressant", se rappelle-t-il. Pendant ses études, il entend parler des groupes de développement Ceta et dans un coin de sa tête, garde cela en mémoire.

 

Le goût d'apprendre

Après un BTS PA, Florian Oger entame un énorme challenge la même année : il cumule un BTS Acse en un an, une licence pro Agrimanager en alternance auxquels se greffe son parcours à l'installation. Rien que ça ! Ses stages, il les mène sur l'exploitation de son cédant à 1,5 km de l'élevage familial. Lorsqu'il s'installe en septembre 2017 après avoir obtenu ses diplômes, l'élevage englobe un troupeau de 120 vaches prim'holstein et 145 ha, dont une surface de 55 ha de maïs, 35 ha de blé et le reste en herbe, pour une référence laitière de 1,05 millions de litres de lait. L'élevage est géré en deux sites de 40 vaches et 80 vaches. Son père en retraite depuis peu, le Gaec se compose de deux associés (mère et fils). Bien que jeune installé, Florian Oger veut continuer à apprendre, à se comparer, à échanger avec ses collègues des groupes. "Il faut se comparer pour avancer", estime le jeune éleveur.

Il faut se comparer pour avancer.

 

Des groupes complémentaires

Que ce soit le groupe Grand troupeau de la chambre d'agriculture ou Atout Lait, le rythme des travaux est de trois à quatre réunions par an le temps d'une journée. "Simplifier la conduite de l'élevage des génisses", "produire du lait rentable", "pâturage et robots"... les thèmes du 1er groupe sont variés. Encadrés par Denis Follet de la chambre d'agriculture, les éleveurs travaillent sur un thème le matin en salle (choisi par l'animateur ou les éleveurs) avant de visiter l'après-midi, un élevage. C'est ainsi qu'est appliquée désormais une méthode vue à la station de Trévarez : la réduction du nombre de repas des veaux avant deux mois. "Nous donnons maintenant deux repas pendant 15 jours puis un repas jusqu'à deux mois. Cela fonctionne : les veaux ont le même poids, le même GMQ et c'est moins de travail à faire !", prend-il en exemple.

Dans le groupe Atout Lait du Contrôle laitier, là il est question d'une plongée dans la technique et la décomposition des chiffres : prix du lait, coûts de productions, charges... "Une journée par an est dédiée à la comparaison des résultats avec un intervenant, poste par poste". Sur les graphiques, des colonnes comparent la douzaine d'élevages. Le Gaec présente un coût de production pour 1 000 litres de lait inférieur à la moyenne du groupe, des charges de structure faibles. Autre point fort, le vêlage précoce à 24-26 mois. Les vaches produisent 8 300 kg lait à des taux de 39,6 de TB et 31,9 de TP.

 

Des axes d'amélioration

À l'inverse, "nous devons améliorer la reproduction, les cellules et la mortalité des jeunes veaux, ainsi que le coût alimentaire en augmentant l'autonomie fourragère", liste Florian Oger. L'amélioration du pourcentage de réussite en 1re IA est un point crucial : l'été dernier, les génisses ont été dirigées des champs vers la stabulation pour y être inséminées dans de meilleures conditions.

Cependant, bon nombre des critères devraient s'améliorer à l'avenir grâce au projet de bâtiment neuf qui regroupera les deux sites à l'horizon 2020-2021. "Avec 65 places au cornadis et autant de logettes pour 80 vaches, le bâtiment est plus que saturé avec de la concurrence à l'auge". Le futur projet en cours de réflexion comprendrait 150 places de logettes avec un système 100 % lisier. Reste la question du bloc de traite. Intéressé de prime abord par le robot de traite, "on choisirait la salle de traite pour l'accès au pâturage", conclut Florian Oger. Ce qui est sûr, c'est qu'il pourra solliciter, s'il le souhaite, l'avis de ses collègues de groupes. Certain que les commentaires ne manqueront pas.

 

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