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AG de la Sica
"Gagner en compétitivité et en valeur ajoutée"

Après avoir vécu une terrible année de crise en 2009, la Sica sort d'une année plus facile sur un certain nombre de produits. Dans un environnement commercial devenu très concurrentiel sur le plan mondial, l'organisation travaille sur de gros dossiers qui verront le jour dans les deux à trois années à venir, pour gagner en compétitivité.

de gauche à droite, Olivier Sinquin, directeur de la Sica, Pierre Bihan-Poudec, président, et Jean-François Jacob, secrétaire général
de gauche à droite, Olivier Sinquin, directeur de la Sica, Pierre Bihan-Poudec, président, et Jean-François Jacob, secrétaire général
© Audrey Dibet

 

"La Sica est à l'affût de tout ce qui peut faire gagner en compétitivité et en valeur ajoutée, dans le but d'améliorer le revenu de ses 1 500 producteurs", souligne Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica. Le travail lourd de segmentation réalisé, avec une gamme des plus larges en Europe, ajoutés à la qualité des produits et à la notoriété de la marque permettent à la Sica d'être encore présente malgré une moindre compétitivité en termes de coût de production et de logistique.

Il est malgré tout nécessaire de réduire encore ces coûts logistiques. La Sica a donc investi 100 millions d'euros sur deux nouvelles plate-formes qui devraient recevoir l'ensemble de la production d'ici fin 2012, à Saint-Pol-de-Léon et Cléder-Ploescat. Le développement du rail-route, via la société Combiwest dans laquelle la Sica est majoritaire, suit la même logique de réduction des coûts.

Pour des productions qui manquent de rentabilité depuis quelques années telles que le brocoli, ces investissements devraient permettre de ramener un peu de compétitivité. La Sica a en effet peu de marge de progrès sur le marché intérieur qu'elle alimente déjà à plus de 70%. Les surfaces perdues sur le brocolis sont actuellement compensées par la salade 4ème gamme qui connaît une belle progression, de +10% en 2010, soit plus de 13 000 tonnes vendues.

La Sica souhaite aussi anticiper les exigences de demain en travaillant sur une puce RFIP. Actuellement en prototype, cette puce devrait être introduite dès 2013 sur l'ensemble des colis pour consolider la traçabilité.

La Sica joue enfin sur la mise en marché par la création, avec les autres bassins de production, d'un outil de commercialisation européen. "Nous voulons rééquilibrer les négociations commerciales avec la grande distribution, tout en restant concurrents entre nous", précise Jean-François Jacob, rappelant que "le cadran reste la première source de commercialisation des produits frais". L'outil de base pourrait être créé en 2011 et décliné ensuite par produit.

 

Une belle saison pour la tomate et l'échalote

Après avoir connu une chute vertigineuse à 0,11 €/kg en 2009, le prix de l'échalote s'établissait à 0,65 €/kg fin janvier. "On aura probablement une rupture de stocks fin mai, ce qui permettra une entrée sereine dans la prochaine saison", pointe Pierre Bihan-Poudec, président de la Sica.

2010 est en demi-teinte pour le produit phare de la Sica. La météo fût particulièrement favorable au chou-fleur dont le prix dépasse 0,50 €/tête. L'année fut en revanche très difficile pour les autres choux dont le Romanesco avec -35% en chiffre d'affaires.

Concernant les tomates, la belle saison 2010 a constitué un ballon d'oxygène pour les producteurs dont l'inquiétude demeure toujours face aux hausses des coûts de l'énergie.

Sur l'artichaut, "le démarrage tardif représente trois semaines de consommation perdues qui seront rattrapées sur des périodes moins favorables", observe Jean-François Jacob. 2010 fut en revanche favorable au petit violet qui a réussi sur les cinq dernières années à se faire une place à l'export.

Enfin, Jean-François Jacob note "une montée en puissance des produits de diversification", notamment la mâche dont le chiffre d'affaires dépasse le million d'euros, les courges ou les légumes anciens. En accélérant le travail de diversification, la Sica espère de belles réussites qui permettront d'apporter du revenu au producteur. Le bio élargit aussi sa gamme et prévoit une progression des volumes dans les années à venir.

 Ces éléments seront développés lors de l'AG du 5 mars à Saint-Pol-de-Léon, avec la présence attendue du Ministre de l'agriculture.

 

Audrey Dibet

 

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