Aller au contenu principal

BOVINS, OVINS, CAPRINS, VOLAILES ,ABEILLES...
GDS Bretagne se structure

Les maladies ne s'arrêtent pas aux frontières départementales ! Pour gérer le sanitaire au mieux, GDS Bretagne vient de créer une section par espèce. Tout en conservant la proximité avec les éleveurs, via les GDS départementaux.

Félix Mahé, responsable technique du GDS aquacole.
Félix Mahé, responsable technique du GDS aquacole.
© Terra

"I

l n'y a pas de visite de vétérinaire dans nos élevages : son déplacement vaut plus que le prix de la chèvre". Et la section caprine du GDS Bretagne de demander la mise en place de formations à l'attention des 146 éleveurs professionnels que compte la région. "Nous avons notamment besoin de formations d'aide au diagnostic".


Une section par espèce

Le 28 juin dernier, à Plouescat (29), l'assemblée générale a été l'occasion de découvrir toutes les sections qui composent désormais le GDS Bretagne, des plus anciennes, bovins lait ou viande, aux petites nouvelles : caprine ou apicole. "La Bretagne compte 6 000 possesseurs de ruches, pour une production annuelle estimée à 1 000 t de miel", détaille Albert Delamarche, le président de la section apicole. Seuls 70 d'entre eux en font leur unique profession et 140 en tirent une partie de leurs revenus.
Si les GDS apicoles étaient jusqu'à présent départementaux, la section régionale a officiellement été lancée en avril 2011 mais a déjà réalisé un gros travail de recensement des apiculteurs courant 2010. Elle se penche aussi sur le frelon asiatique, présent dans une bonne partie de la région. "L'abeille d'Asie sait se défendre. Pas la nôtre ! Dans un rucher, le frelon va choisir une ruche, sans doute la plus fragile, et l'anéantir".



AQUACULTURE


En aquaculture, les producteurs, peu nombreux, travaillent le sanitaire au niveau régional depuis 1988.
"La Bretagne a été la première région française et la seconde zone européenne à obtenir le statut de zone indemne de maladies réglementées, dès 1995", précise Félix Mahé, responsable technique du GDS aquacole. Un statut envié, car il donne le droit de commercialiser dans toutes les autres régions, qu'elles soient indemnes ou non. "Et le GDS travaille à maintenir cette qualification".
Parmi ses missions, figure aussi l'éradication des maladies émergentes. "Il faut éliminer le foyer par vidange de la pisciculture". Une décision pas simple à prendre, et qui représente un coût énorme. "Mais nous n'avons pas le choix : ce sont des maladies avec lesquelles on ne peut pas vivre ! En 23 ans, nous l'avons fait 10 fois".
Pour maîtriser les maladies endémiques, le GDS aquacole préconise la vaccination. "Certes, elle revient à 3 cents/poisson, indique Félix Mahé. Mais, au niveau de l'entreprise, le coût sera équivalent à un épisode clinique quand, sans vaccination, elle en connaitrait 4 ou 5 dans l'année". Au point que plus personne ne se pose la question. "Les pisciculteurs se demandent même comment on pouvait faire sans, avant".

Protéger les producteurs

"Nous avons une situation sanitaire d'excellence, rappelle Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne, chiffres à l'appui. Plus de 99% des cheptels bovins bretons sont qualifiés indemnes sur les maladies légalement contagieuses, près de 75% sont qualifiés A en BVD. En ovin, les statuts sont acquis en fièvre Q, chlamydiose ou visna maedi, une situation unique en France. Et, en aquaculture, la Bretagne a été la première région officiellement reconnue indemne de SHV". Une situation qui peut vite changer, comme en témoigne l'actualité récente, avec une contamination de germes de soja ou de viande hachée par E. coli. "Je ne remets pas en cause la principe de précaution, affirme Jean-François Tréguer. Mais je propose que l'on crée également le principe de protection des producteurs, face à des accusations qui mettent toute une filière en péril, sans preuves".

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
"Notre région dispose de véritables atouts pour le développement de la méthanisation"
L'équipe du pôle nouvelles énergies du Crédit Agricole en Bretagne, voit chaque jour d'une part se diversifier les projets d'…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
Le photovoltaïque breton cherche à valoriser son potentiel
En décembre 2020 le gouvernement passait en force et imposait une révision rétroactive des tarifs de rachat d'électricité…
La séparation de la vente et du conseil, un concept plus qu'une réalité
L'indépendance du conseil en phytos, instaurée dans le cadre de la loi Egalim, est en vigueur depuis le 1er janvier. Son objectif…
Publicité