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Geda 35, la valeur ajoutée d'un réseau

C'est dans le cadre du laboratoire de Fougères de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) que Geda 35 a tenu fin novembre son assemblée générale. L'occasion de mettre en avant des approches complémentaires dans les travaux menés sur la santé animale et la santé humaine.

Des agricultrices et agriculteurs sont venus échanger avec les scientifiques de l'Anses.
Des agricultrices et agriculteurs sont venus échanger avec les scientifiques de l'Anses.
© a.M

En 2014, Geda 35, c'est 28 groupes sur 16 cantons et environ 240 nouvelles adhésions. Son rôle est de répondre aux attentes des adhérents, de développer les innovations, de coordonner leurs actions et de les mettre en relation avec les différents partenaires départementaux ou régionaux. Certes, l'évolution annoncée des financements va impacter directement les groupes, pour autant, comme l'a souligné Christine Lairy, la présidente, "si les agriculteurs ont envie de prendre les choses en main c'est le moment, et des groupes autonomes dans leurs financements et leurs décisions doivent permettre aux agriculteurs et agricultrices de bien vivre leur métier demain".

Lait, aménagement des abords d’exploitation, cultures, veille et prospective, l’agriculture biologique, vie des sols, santé du troupeau, médecine alternative... Autant de sujets abordés dans des groupes, avec à chaque fois les mêmes objectifs. Que le thème soit technique ou pas, l'échange, le partage d'expérience et de résultats, la réalisation de projets communs amènent à faire évoluer les pratiques.

La vie de Geda 35 ne se résume pas qu'à l'expression de ses groupes. Ainsi, cette année, une centaine de personnes a été accueillie lors de la journée Contrôle sans stress, des déjeuners débats ont été organisés au Space, avec la FRGeda Bretagne et le réseau Trame. Sans compter l'organisation d'une porte ouverte Innov'action, d'une journée agriculture au féminin et encore d'autres évènements.

Echanges avec les scientifiques

En tenant son assemblée générale dans les locaux de l'Anses, Geda 35 a souhaité échanger avec les scientifiques du laboratoire, notamment sur la question des médecines alternatives. "On avait déjà rencontré l'Anses, suite à un travail sur l'antibiorésistance. On sait aujourd'hui que de nouvelles interdictions de produits arriveront, mais on ne nous propose rien à la place. Nous avons des groupes qui expérimentent sur ces sujets et c'est dommage qu'il n'y ait pas plus de recherches scientifiques sur ces sujets", commente Christine Lairy.

Les équipes de l'Anses ont ainsi présenté comment elles contribuent à préserver la santé animale et la santé humaine, à travers deux exemples : un travail sur la résistance antimicrobienne et un autre sur les résidus de médicaments vétérinaires dans les produits d'origine animale. De son côté, des agricultrices et agriculteurs appartenant à des groupes sont venus témoigner de leur travail d'évaluation de la réussite des traitements curatifs basés sur l'emploi de médecines alternatives, et sur l'évolution de l'alimentation et de l'environnement des troupeaux pour préserver l'immunité animale. Ces exposés ont suscité de nombreux échanges entre scientifiques et agriculteurs, soulevés des questionnements, mais aussi mis en avant le manque de références actuelles sur ces questions de médecine alternative.

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