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Génoé, "Tous à la ferme"

Après les années de fusion des coopératives d'insémination et leur cohorte d'accompagnements juridique et organisationnel, la technique s'impose à nouveau dans les assemblées locales de Génoé*. Quatre se sont déroulées en exploitation, avec focus sur les apports de la semence sexée et le génotypage.

c'est en exploitation que génoé a déroulé ses 4 assemblées locales, une nouveauté
c'est en exploitation que génoé a déroulé ses 4 assemblées locales, une nouveauté
© claire le clève

 

 

La fin des quotas laitiers se profile. "Les exploitants s'interrogent sur les stratégies de renouvellement de leur troupeau", campe Jean Luc Viala, responsable des services aux adhérents de Génoé. Pour répondre à leurs attentes, la coopérative d'insémination a donc souhaité renouer avec des assemblées locales plus techniques. Elles se sont déroulées la semaine passée, dans 4 exploitations morbihannaises. S'appuyant sur la présentation d' un programme de formation sur les stratégies de renouvellement du troupeau, "il s'agit de voir si les nouvelles techniques, que sont la semence sexée et le génotypage, sont rentables pour les éleveurs et dans quelles conditions. Ce n'est peut être pas judicieux d'avoir des génisses surnuméraires si on ne peut pas les abriter. Et si oui, lesquelles garder?".

 

Le génotypage se démocratise

Démonstration au Gaec du Feuvy à Elven où trois associés font valoir une exploitation de 90 prim'holstein pour une référence de 730 000 litres de lait sur 130 ha avec un atelier avicole. Leurs objectifs ? "Il s'agit de saturer notre bâtiment en produisant un peu plus de lait pour arriver à 800 000 l, nous avons encore un peu de marge", expose François Vicaud. Pour y parvenir, les associés ont basé leur critère de sélection sur une vache "sans problème, moyenne, qui fait,oublier son nom". Et la clé des croisements, ils la laissent à l'inséminateur, "déconnectés par le renouvellement des taureaux". Ces associés sont adeptes de la semence sexée pour 90 % des IA par besoin de génisses. "Nous les gardons toutes, elles vêlent ici. Nous sommes passées de 75 vaches à 90 en 2 ans pour passer de 630 000 à 730 000 litres de lait". A terme ? "Vendre celles que nous ne gardons pas pour le renouvellement à 4 mois de gestation". Si les éleveurs comptent garder les meilleures, ils songent à terme au génotypage. 5 de leurs génisses ont été testées au hasard pour l'occasion et présentent des index variant de 181, pour la meilleure à 112 pour la moins bonne. "Sans cette technique, je ne pouvais pas connaître leur valeur à partir des index des ascendants". Ce qui peut les freiner ? "Le prix. Si on part, c'est sur tout le troupeau et à 56 euros, il faut évaluer le retour que je peux obtenir", relève François Vicaud. La baisse du coût du génotypage (passé de + de 150 euros à 56) devrait y encourager.

 

Claire le Clève





* Le 1er janvier 2013, Alelis, Génoé et Urcéo se sont regroupées au sein de l'Union des coopératives Evolution.

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