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GIE élevages Bretagne : Petit mais costaud

Au travers de ses outils techniques et économiques, le GIE élevages Bretagne agit en faveur des filières bovines, ovines, caprines et apicole. L'assemblée générale, le 18 juin dernier à Vannes, a brossé le panorama de ses très nombreuses actions qui se sont élargies, en 2013, aux races de Bretagne.

 

 

Petit mais costaud. Le GIE est peut être "modeste par ses effectifs" mais sa "large assise parteneuriale", rappelée par son président, Marcel Denieul, lui donne un large champ d'actions dont le bilan d'activité, mené tambour battant, a balayé la diversité pour chacunes des filières concernées. Positionnement, "hors champ concurrentiel des prestations" et bilan très dense sont non sans offrir quelques avantages, dont les premiers, "une reconnaissance et une capacité à conduire des actions réellement collectives et fédératrices avec efficacité".

 

Objectif qualité

Dont actes. Et c'est un taux de pénétration de la charte des bonnes pratiques d'élevage de, respectivement, 96 % en lait, le meilleur, partagé avec la région Midi-Pyrénées et la Lorraine, et de 85 % en allaitant, au top des régions françaises. Cette démarche de qualité va de pair avec celle menée, toujours en partenariat, sur le front sanitaire pour la qualification des élevages. "L'excellence bretonne, dont on peut se gargariser, est aussi appréciée sur le marché à l'export mais attention, elle n'est jamais acquise", n'a pas manqué de souligner Bertrand Colleu, président de la commission sanitaire. A noter, entre autres, le travail réalisé avec 369 éleveurs sur les médecines alternatives pour répondre à l'obligation d'utiliser moins d'antibiotiques. Certes mais pas au profit de "poudres de perlimpinpin. Nous devons avoir une vraie approche scientifique d'évaluation de l'efficacité des huiles essentielles", enchaîne t-il. Même exigence sur la maîtrise des risques antibiotiques. "Tout ce travail adapté aux besoins des filières et aux problématiques des élevages sont aussi des preuves. Ce sont des éléments de réassurance en terme de traçabilité. Si d'autres le font à notre place, ce sera blanc ou noir. Là, on identifie des marches de progrès pour accompagner tous les éleveurs et ne pas en exclure. De l'importance du pilotage par la profession " insistera Marcel Denieul sur l'enjeu de la démarche à l’œuvre. On l'aura compris, la maîtrise de la qualité, notamment du lait, à l'heure de la libération des quotas, reste un priorité pour le GIE, tant en terme de revenu pour les éleveurs, qu'en terme d'image et de possibilité d'accès à de nouveaux marchés. Pas question de voir exploser le taux des cellules du lait breton à l'heure de fournir les biberons chinois.

 

Une Bretagne racée

On les dit petites, les races bretonnes. Par le nombre de leurs effectifs, certainement mais pas par leurs ambitions. Elles sont au nombre de 11 depuis l'abeille noire, en passant la Coucou de Rennes, la chèvre des fossés ou le porc blanc de l'ouest sans omettre les vaches Pie Noir, Nantaise et Armoricaine. Leurs associations ont en 2013 intégré le GIE au travers de la fédération des Races de Bretagne. "Nous avons voulu nous mettre en commun pour professionnaliser la diversité génétique. Nous souhaitons que ces animaux ne soient pas dans des conservatoires mais des vecteurs économiques" insiste Benoît Allain, président de la jeune fédération. A la clé, un programme d'actions techniques et génétiques pour des éleveurs transformateurs en vente directe. "L'objectif est d' améliorer tout ça. On n'élève pas une Froment du Léon comme une Prim'holstein. On va mettre en place, par exemple un élevage de génisses pour fournir en qualité et en quantité de jeunes éleveurs", détaille t-il. La fédération a été dotée d'un animateur. Et pour Marcel Denieul, "cela montre notre intérêt pour la diversité des agricultures en Bretagne et notre implication pour accompagner la professionnalisation et la viabilité économique des élevages de races bretonnes".

 

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

 

Bovin viande "le feu à la maison"

 

La baisse de la production était annoncée. "On y est, on voit les dégâts, ça baisse sans arrêt. On a le feu a la maison", a mis en garde Philippe Dagorne, président de la commission prenant à témoin Michel Morin vice-président le la région Bretagne. Moins 10 % en vache allaitantes, moins 11 en vaches laitières ont donc été enregistrés entre 2012 et 2013. "Avec le vieillissement des éleveurs, les gens n'investissent plus. Ils n'ont pas assez de rentabilité pour le faire, l'envelloppe du plan de modernisation n'a pas été consommé en totalité", se désole t-il face aux besoins, préconisant pour le futur plan de modernisation le ciblage sur peu d'actions "et d'aller au taquet pour les JA et jeunes actifs, faute de quoi, on n'arrivera pas à grand chose".

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