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Greencap, producteur de sapins de Noël à Scaër

400 hectares dont 380 implantés en sapins de noël, l'entreprise franco-belge Greencap ne passe pas inaperçue dans le paysage finistérien, du côté de Scaër. À l'heure de choisir le sapin qui trônera dans le salon familial, zoom sur une filière qui réalise 100 % de son chiffre d'affaires sur les deux derniers mois de l'année.

Le site finistérien a été acheté en 1997 par une société danoise - le pays du sapin de Noël - qui cherchait à étendre sa production et qui a repéré le climat breton comme propice au développement du sapin. Si les Danois ont eu l'oeil pour repérer les terres, le choix de ne pas
investir en personnel permanent pour gérer le site a compromis leur développement. Ainsi, l'entreprise est rachetée en 2005 par une société franco-belge qui exploite aujourd'hui le site avec l'aide de dix salariés permanents et plus de 80 saisonniers.

25 centimètres par an
"Cette zone du territoire est favorable à la production du sapin avec des sols drainants, une pluviométrie importante, et où il n'y a pas de risques de gel tardif", évoque Gildas Le Foll, embauché comme chef de culture et aujourd'hui gérant de l'entreprise. Un terrain propice donc qui conduit l'entreprise à livrer plus de 200 000 sapins de Noël, tous les ans à ses clients français
et étrangers. Avec une mobilisation de sols de huit ans et une pousse d'environ 25 cm par an, la
production de sapins requiert de la patience. "J'exerce le même métier que mes voisins agriculteurs, c'est juste l'espace-temps qui diffère", estime Gildas Le Foll. Le temps de la pousse nécessite de la patience mais aussi du savoir-faire : "les plus beaux sapins ne se font pas tout seuls. Si les quatre premières années, le travail se concentre sur le défrichage, dès la 5e année, deux tailles par an sont nécessaires", explique le gérant. L'hiver, les salariés formés effectuent une taille de correction (coupe des branches et des doubles têtes) qui permet de donner une forme conique au sapin et une seconde taille réalisée au printemps (casse des bourgeons et
nettoyage) pour densifier l'arbre. Les mois de mars-avril sont dédiés à la plantation des arbustes, de 25 centimètres achetés pour leur variété et leur qualité génétique auprès de spécialistes. Ainsi, les plants de "Nordmann", variété la plus recherchée, arrivent directement des montagnes Géorgiennes réputées pour la qualité esthétique de leurs sapins.

140 références
Si dans l'imaginaire collectif, les sapins de Noël se ressemblent beaucoup, pour les professionnels
les différences sont multiples. Afin de correspondre aux attentes de sa clientèle de pépiniéristes, jardineries et grossistes spécialisés, l'entreprise Greencap commercialise plus de 140 références de sapins. Espèces, tailles, qualité, la gamme est très large. "La clé de la réussite
c'est l'accès au marché", estime Gildas Le Foll. Et de compléter : "80 % du marché est représenté par le Nordmann, 15 % par l'épicéa et 5 % par le reste, soit quatre ou cinq autres espèces que l'on décline de 80 cm à 3 mètres, par tranches de 25 cm. Élargir sa gamme de produits reste le meilleur moyen d'accéder aux contrats". Une exigence qui demande du temps et un savoir-faire particulier pour chaque espèce. Outre le nombre conséquent de références, les salariés doivent aussi jongler entre le choix de conserver un sapin avec un beau potentiel pour qu'il grandisse - sans certitude sur son évolution - et le choix de le couper cette année pour générer du chiffre d'affaires. "Le coeur de gamme du sapin se se situe entre 125 et 175 cm, il faut faire les
bons choix au moment de poser les étiquettes pour que nous ayons toujours une gamme homogène et suffisante en nombre à fournir à notre clientèle", calcule le gérand.
Deux mois pour convaincre
La production de sapins de Noël est une activité très saisonnière, les résultats économiques de
l'année se jouent sur à peine deux mois. Les premiers sapins sont livrés à partir du 10 novembre et ce jusqu'au 20 décembre pour assurer le réassort. Les sapins sont coupés sept jours avant l'expédition et laissés dans le champ avant d'être ramassés. Le pied est ensuite taillé pour entrer dans la bûche de bois qui fait office de socle, puis mis en filet transparents pour faciliter le
transport avant d'être conditionnés sur palettes et expédiés. "Nous devons toujours penser qualité et rapidité pour nos clients mais aussi esthétique, car le client final voudra toujours le plus beau sapin de la boutique", assure Gildas Le Foll.

Choisir et conserver son sapin

À l'approche des fêtes de fin d'année, le choix du sapin de Noël est une étape incontournable. Gildas Le Foll prodigue les bons conseils pour bien choisir son sapin et le conserver vert et impérieux le plus longtemps possible ! "Le premier critère est de choisir un sapin qui a l'air frais, avec les branches qui se tiennent, bien vertes. Ensuite pour le conserver, plutôt que la bûche (tradition franco-française), je conseille vivement le pied à sapin à vis avec un réservoir à eau". Une solution qui semble naturelle quand le spécialiste annonce qu'un sapin de deux mètres peut boire jusqu'à deux litres d'eau sur le mois de décembre !

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