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Groupama Loire Bretagne : les bons chiffres

Premier assureur sur son territoire, elle est aussi la plus importante des caisses du groupe, Groupama Loire-Bretagne a présenté jeudi dernier les chiffres de son activité pour l'année passée, marquée par la bonne tenue de son résultat financier.

Pascal Ouvrard, directeur financier, Michel L'Hostis, président de Groupama Loire Bretagne et Christian Cochennec, directeur général.
Pascal Ouvrard, directeur financier, Michel L'Hostis, président de Groupama Loire Bretagne et Christian Cochennec, directeur général.
© Terra

Groupama Loire-Bretagne, dont les activités  se déploient sur les quatre départements bretons ainsi que sur la Loire Atlantique et le Maine et Loire, affiche pour 2013 des chiffres flatteurs. Le résultat d'activité de 29,6 millions d'euros (+17 %) et le chiffre d'affaires de 918,8 millions d'euros (dont 755,8 millions en assurances IARD en croissance de 3,20 %) illustrent à la fois la très bonne gestion des frais généraux de l'entreprise et la performance de ses actifs. Mais, ces chiffres révèlent aussi la capacité de Groupama Loire Bretagne à développer ses métiers dans un contexte concurrentiel plutôt tendu. Alors que la toute récente Loi Hamon autorisera désormais les assurés à résilier leurs contrats au moment de leur choix et non plus aux seules dates anniversaire, Groupama Loire Bretagne peut espérer résister mieux que d'autres à une disposition censée accentuer les concurrences.  Mais la plus grande crainte des responsables de la caisse est ailleurs, que ce changement s'accompagne d'un accroissement des défauts d'assurance chez les usagers. Jeudi dernier, à la présentation des résultats de la caisse, ses responsables ont beaucoup commenté cette mesure, que ce soit  Michel L'Hostis, président ou Christian Cochennec, directeur général que Pascal Ouvrard, directeur financier.

Pour l'heure, la sinistralité globalement est plutôt de nature à rassurer les dirigeants de la caisse Loire Bretagne, le développement du chiffres d'affaires en 2013 s'est accompagné d'une augmentation du nombre d'assurés (+7 000) confirmant les bonnes positions de l'assureur sur le marché, que ce soit en agricole, en assurance particuliers, entreprises et collectivités. A noter, une nette progression des souscriptions d'assurance des personnes dont la garantie accidents de la vie en hausse de +13,5 %.

 

Sinistralité et solvabilité

Ces performances de Groupama Loire Bretagne sont aussi le fruit de la maîtrise technique de son métier d'assureur. Le rapport sinistre/cotisation s'est encore amélioré en 2013, en dépit des intempéries de la fin d'année (tempête Dirk, 10 millions d'euros d'indemnisations) et de quelques sinistres importants ayant engendré des coûts très élevés. Si, jeudi dernier, en présentant leurs chiffres 2013, les responsables de la caisse ont ainsi beaucoup insisté sur la maîtrise de la sinistralité, ils ont aussi évoqué un autre aspect déterminant pour l'entreprise, sa solvabilité qui atteint aujourd'hui 8,76 fois le niveau exigé par la loi quand, en moyenne, les mutuelles françaises se situent à cinq fois la marge. D'où la confiance affichée par les responsables de la caisse.

Accidents auto, vols, incendies...

En 2013, Groupama Loire Bretagne aura notamment engagé 31 millions d'euros  sur 9 sinistres majeurs. Parmi ceux-ci, un accident auto pour 2,1 millions d'euros. En 2012, deux accidents automobiles avaient à eux seuls mobilisé 8,3 millions d'euros et en 2010, année particulièrement noire, Groupama Loire Bretagne avait comptabilisé plus 21 millions de sinistres auto.

Mais un autre type de dossiers est en hausse, celui des vols en habitation. Ainsi, en quatre ans, le coût de leur indemnisation a doublé tandis que le nombre de ces vols passait de 1 930 en 2010 à 3 042 en 2013. Et désormais, les vols touchent de plus en plus l'agriculture.

Enfin, les incendies ont également occasionné des dégâts importants. Si leur nombre s'est stabilisé en 2013, le montant des règlements est en hausse de 40 % depuis
4 ans. Parmi les sinistres les plus marquants l'an dernier, 2 incendies d'usines agroalimentaires ont coûté pour l'un 12,6 millions d'euros et pour l'autre 3,8 millions d'euros de dégâts, tandis que 2 incendies d'exploitations agricoles ont mobilisé l'un 1,7 million et l'autre
1,3 million d'euros.

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