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Groupe des 30 000, focus en légumes d’industrie bio

Sur ses 85 ha de SAU, en conversion bio depuis un an, Philippe Scolan a accueilli ses collègues du groupe des 30 000 du GVA de la terre aux îles. Arès s’être intéressés au maïs, puis aux céréales, visite mardi dernier en légumes d’industrie pour des échanges d’expériences.

 

 

Il sont 19 à s’être agrégés depuis un an, à l’ouest du département, sur le territoire du GVA de la terre aux îles, formant un des groupes 30 000. Leur objectif est clair, "c’est de réduire durablement, baisser doucement mais sûrement, l’utilisation de produits phytosanitaires sur nos cultures", pointe l’un d’entre-eux. "Il faut le faire sans fragiliser l’exploitation, sécuriser tout en baissant, sans à coup", enchaîne Denis Lebossé, ingénieur agro de la chambre d’agriculture qui les accompagne dans cette démarche collective où "l’apport du groupe est intéressant. Échanger, voir comment font les autres et améliorer nos pratiques", notent les participants qui apprécient "avoir un petit réseau local pour avancer".

 

Revenir à la parcelle

Parmi ceux-ci, 10 cultivent des légumes, dont deux en bio. Et c’est chez l’un deux, Philippe Scolan en conversion depuis l’automne 2018, qu’ils se sont rendus, mardi dernier, pour s’entretenir sur cette première campagne. "Nous cultivons sur cette exploitation des légumes d’industrie depuis les années 70", note le maître des lieux. "Passer à l’agrobiologie, ça me trottait dans la tête. En légumes la qualité doit être irréprochable, la culture doit être propre et saine pour être récoltée et payée". Sur 85 ha, 32 sont dévolus aux haricots, pois de conserve, épinards et choux brocoli avec Triskalia. "Il faut être plus vigilant, ne pas hésiter à aller voir ses parcelles, ce qu’on avait un peu oublié de faire en conventionnel", rappelle-t-il.

 

Le grand retour du mécanique

"Avec le désherbage mécanique, c’est plus de temps, plus de fuel", reconnaît le cultivateur. Bineuse dotée d’une interface avec caméra pour le guidage et herse étrille sont désormais ses deux outils de prédilection. "Au départ, il s’agit de bien maîtriser les levées de mauvaises herbes", au risque d’être dépassé ou de multiplier les heures de désherbage manuel. "Avec la caméra, si les éléments sont bien réglés, on est plus serein, on a un confort de conduite incomparable. Ce n’est pas toi qui cherche le rang, c’est la caméra", pointe-t-il, convaincu, tout comme ses autres collègues. Bineuse et herse étrille qu’ils estiment nécessaires d’avoir sous la main, "pour intervenir dès besoin. Attendre la bineuse, ce n’est pas possible", renchérit David Christien, producteur de légumes bio sur Cléguer, venu faire part de son expérience. Parcelles implantées en choux brocoli mais aussi en haricots verts et épinards seront passées à la loupe, motivant de nombreux échanges durant cette matinée.

Un rendez-vous de restitution sur les essais menés en céréales est programmé le 5 septembre prochain à Meslan, avec le groupe des 30 000 de la région du Faouët.

Mise en commun des résultats et discussions seront au rendez-vous.

 

Claire Le Clève

 

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