Aller au contenu principal

Imaginer la Cuma version 2020

Lors de son assemblée générale du 7 juin, la FDCuma a invité ses adhérents à se projeter en 2020. A quoi ressemblera la Cuma de demain ? Sera-t-elle devenue une entreprise de services ou au contraire, un outil d'animation du territoire. A chaque groupe sa réponse.

D'accord, pas d'accord, chacun a pu s'exprimer, lors de l'assemblée des Cuma, sur les propositions faites par les élèves de BTS Acse de la Lande du Breil.
D'accord, pas d'accord, chacun a pu s'exprimer, lors de l'assemblée des Cuma, sur les propositions faites par les élèves de BTS Acse de la Lande du Breil.
© Cécile Julien

Cette année, les Cuma se sont lancées dans la prospective. A quoi ressembleront-elles en 2020 ? Toute l'année, le réseau cumiste a planché sur son avenir, sur l'évolution, les nouvelles organisations à inventer, l'accueil de jeunes. "L'anticipation et l'innovation sont nécessaires pour faire face à la volatilité des prix et aux aléas climatiques, encourage Joseph Chabin, président de la FDCuma. Beaucoup de solutions passent par l'organisation collective". Pour savoir où aller, encore faut-il savoir qui on est. Par un quizz de 14 questions, les membres des Cuma ont pu dresser leur portrait type. 8 profils de Cuma ressortent. D'abord, la Cuma "Business", avec des agriculteurs plus clients qu'adhérents. Autre profil, la Cuma "ange gardien" qui veut répondre à tous les besoins. Dans les Cuma "fermes en commun", le travail en commun va plus loin que le matériel, avec un parcellaire mutualisé. Pour les Cuma "territoires", le travail avec les collectivités locales a pris de l'importance. Il existe aussi des Cuma "spécialisées", comme les Cuma désileuse. Autre profil, la Cuma "couteau suisse", qui mise sur la polyvalence du service et des matériels. La Cuma de type "alter éco" est toujours prête à innover dans des techniques alternatives. Enfin, de plus en plus nombreuses sont les Cuma de Cuma.

 

Pas de profil type

Lors de l'assemblée générale du 7 juin, des élèves de BTS Acse, au lycée de la Lande du Breil, ont présenté l'enquête qu'ils ont menée dans 3 Cuma, celle de Romillé de type "couteau suisse", celle de Breteil qui serait plutôt ange gardien et celle de Cesson qui est une Cuma de Cuma. L'assemblée générale a permis à chacun de s'exprimer sur leur vision des Cuma. Tous s'accordent sur l'augmentation des contraintes administratives et la montée de l'individualisme "comme partout". Un attachement au collectif ressort. Pour éviter que les adhérents se deviennent des clients, c'est autour de nouveaux projets qu'il faut fédérer : investir dans du matériel innovant, se regrouper pour baisser les coûts, développer de nouvelles activités comme le bois bocage. Face aux jeunes, les Cuma veulent montrer tout leur intérêt en terme de maitrise des charges mécaniques. "Il faudrait obtenir la possibilité de faire financer les parts sociales lors de l'installation", soulignent certains. Tous s'accordent à trouver que la Cuma, comme tous les groupes, est un moyen de progresser par l'échange, d'anticiper. Ce qui reste le meilleur gage d'avenir.

Un réseau dynamique

 

Il n'y a pas moins de 200 Cuma en Ille et Vilaine. 50 d'entre elles emploient 115 salariés. 3 nouvelles structures ont vu le jour en 2010 : 2 Cuma désileuse et une inter-Cuma. 2010 aura vu le démarrage des contrôles des pulvérisateurs avec la Cuma Bretagne Service.

Au-delà de l'animation du réseau, la FDCuma défend les Cuma avec, cette année, deux dossiers compliqués. Le premier, l'enveloppe des prêts bonifiés qui est toujours insuffisante? L'autre, la dérogation pour que les salariés puissent travailler plus de 48 heures hebdomadaires en période de pointe. L'administration a refusé la dérogation collective. Chaque Cuma devra donc obtenir une autorisation individuelle, en justifiant les pics de travail. "Le durcissement de la réglementation nous pousse à progresser sur notre organisation du travail", encourage Joseph Chabin.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le Finistère surfe sur le Bien manger
Après avoir lancé son PAT, projet alimentaire de territoire, le Finistère a continué sur sa lancée, en faisant de 2020 l’année du…
Bovins mutilés : comment agir ?
Depuis plusieurs mois, des faits de mutilations de chevaux ont été signalés un peu partout en France et font régulièrement la Une…
Légumes de conserve, gérer la variabilité et le prix juste
Une campagne mitigée avec une tendance aux moindres performances des légumes en conserve et surgelé. La Bretagne n’échappe pas au…
Tout Feu Tout Frais traque additifs, conservateurs, colorants et arômes
À Plabennec (29), voilà 20 ans déjà que Brédial et sa marque Tout Feu Tout Frais traquent sans relâche additifs, conservateurs,…
Une farine pleine de promesses
Produire une farine à base de blé issue d‘une agriculture locale et raisonnée, tout en répondant aux attentes du consommateur,…
Les ministres trouvent un accord sur la future PAC

Le 21 octobre à l’aube, les ministres de l’Agriculture des 27 sont parvenus à un accord sur la prochaine PAC qui ouvre la…

Publicité