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Inciter les jeunes agriculteurs à réclamer leur dû

Les jeunes agriculteurs n'utilisent pas, ou peu, les prestations auxquelles ils peuvent prétendre. Pour aller plus loin que ce constat, la MSA, les JA, Finistère remplacement et le Sdaec vont leur faire parvenir un questionnaire dans les jours à venir.

En juin dernier, Finistère remplacement et le Sdaec ont signé une convention de partenariat. Et c'est ensemble qu'ils ont embauché Jérôme Autret. Sa mission ? En partenariat avec la MSA et les JA, tenter de mieux comprendre pourquoi les jeunes agriculteurs utilisent si peu les prestations auxquelles ils peuvent prétendre. "A la MSA, ils ne sollicitent pas l'aide à l'entrée dans la vie active, le prêt d'équipement ménager, les prêts jeunes ou, une fois qu'ils ont des enfants, les bons vacances ou les bons loisir, énumère Jérôme Autret. Ils ne profitent pas non plus de l'aide à la souscription d'indemnités journalières".

 

Adapter les prestations

 

Pour tenter d'aller plus loin que le simple constat, un questionnaire va être adressé à tous les agriculteurs installés depuis 2002, qu'ils aient ou non bénéficié des aides à l'installation, et âgés de moins de 40 ans, afin de savoir si c'est par méconnaissance ou pour d'autres raisons qu'ils n'utilisent pas ces prestations. "Les attentes des agriculteurs ont changé, constate Jérôme Autret. L'objectif de ce questionnaire est d'adapter les prestations et services des différents partenaires pour y répondre".

  

Prendre le temps de s'occuper des enfants

 

Producteur de lait et de légumes à Plouider, Jean-François Sparfel a bien l'intention de profiter du congé paternité à l'occasion de la naissance de jumeaux, prévue en avril.

 

"Pour les naissances de Clara et d'Ellen, je savais que je pouvais prétendre à un congé paternité, mais je n'en ai pas profité". A l'époque, il venait tout juste de s'installer et avoue ne pas avoir pris le temps de se renseigner. Mais, cette fois, ce sera différent. "Quand j'ai su qu'Isabelle attendait des jumeaux, j'ai contacté un service de remplacement". Et, en avril prochain, il compte bien prendre le temps d'épauler son épouse dès qu'elle sera rentrée de la maternité, tandis qu'un salarié le remplacera sur l'exploitation, à un moment où, en légumes, le travail ne manquera pas !

Finalement, ce congé de paternité a été l'occasion de réfléchir plus globalement au remplacement sur l'exploitation. "Je suis installé en Gaec avec mes parents et nous nous arrangeons pour partir en congés dans les moments creux", explique Jean-François Sparfel. Le travail ne pose alors pas trop de problèmes pour celui qui reste, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il s'agit d'un arrêt pour maladie ou accident, une situation que l'exploitation a connue deux fois l'an passé. "Nous assurons la traite et les voisins viennent nous donner un coup de main pour les légumes. Mais l'entraide a ses limites", reconnaît l'agriculteur, qui, en cas de pépin, fera désormais appel au service de remplacement. "Pour assumer mon mandat de trésorier des JA, je prendrai aussi quelqu'un pour me remplacer sur l'exploitation".

  
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