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Budget de la Pac : une augmentation de 26,4 milliards d’euros

Ce ne sont pas juste 15 milliards d'euros qui ont été ajoutés au budget de la Pac dans la nouvelle proposition de cadre financier pluriannuel pour 2021-2027 mais 26,4 milliards d'euros, a précisé le commissaire européen à l’agriculture Janusz Wojciechowski le 2 juin. En euros courants, une augmentation de 4 milliards d'euros du premier pilier de la Pac et de 5 milliards d'euros du second pilier est proposée par Bruxelles.

La commission Européenne affiche de nouveaux moyens pour atteindre les objectifs fixé par la stratégie de la ferme à la table.
© Christophe Dequidt

Le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski a apporté le 2 juin lors d’une conférence de presse des précisions concernant la proposition de cadre financier pluriannuel 2021- 2027 révisé présentée quelques jours auparavant, indiquant que celui-ci "est supérieur de 26,4 milliards à la proposition de la Commission présentée en mai 2018". Un chiffre donné en euros courants (tenant compte de l’inflation) et qui intègre les 15 milliards € (16,5 en euros courants) prévus pour le développement rural dans le plan de relance économique "post-Covid-19".

PAC : 348,3 milliards d'euros en prix constants
Dans le détail, en plus de ces 15 Mrds € l’enveloppe du premier pilier de la Pac est (en euros constants de 2018) rehaussée de quelque 4 Mrds € - répartis sur sept ans - et celle du second pilier de 5 Mrds € dont plus de la moitié doit être dépensée en 2021. Ces fonds supplémentaires sont ventilés selon une clef de répartition inchangée entre les États membres. Au total, la Pac serait dotée de 348,3 Mrds € en prix constants (391,4 Mrds € en prix courants) dont 285,3 Mrds € (290,7 Mrds € en prix courants) pour le premier pilier (paiements directs et mesures de marché) et à 90 Mrds € (100,7 Mrds € en prix courants) pour le développement rural. "Cela correspond", estime la Commission européenne, en prix de 2018 (et à périmètre constant c’est-à-dire à vingt-sept États membres) à "une augmentation de 7 % par rapport à la proposition de 2018 et une augmentation de 2 %" par rapport au niveau de 2020.
En 2018, la Commission avait proposé un budget de 365 Mrds € en prix courants pour la Pac, dont 286,2 milliards d’euros pour le premier pilier et 78,8 Mrds d’euros pour le second. "La Commission reconnaissant l’importance stratégique du secteur alimentaire".
"Ces propositions vont dans le bon sens pour la réalisation des objectifs fixés par la stratégie de la ferme à la table (2)", s’est félicité Janusz Wojciechowski.

"Difficile mais possible"
Lors d’un débat le 2 juin avec le commissaire au budget Johannes Hahn, les députés de la commission Agriculture du Parlement européen ont globalement "salué un plan de relance ambitieux et un projet de budget pour la politique agricole de la Pac meilleur que le précédent". Néanmoins, le président de la commission de l’Agriculture, Norbert Lins, a prévenu que ces propositions de manière seraient étudiées de manière "approfondie afin de s’assurer que les agriculteurs de l’UE disposent toujours d’un financement suffisant pour assurer la sécurité alimentaire, même après la crise du Covid-19". Mais ce sont surtout les chefs d’État et gouvernement de l’UE qui ont la main désormais sur ce dossier. Ils doivent avoir un premier échange de vues les 18 et 19 juin sur les nouvelles propositions mises sur la table par Bruxelles. L’Allemagne, qui prendra la présidence tournante du Conseil de l’UE à partir du 1er juillet, estime qu’un compromis sur ce dossier avant l’été est "difficile mais possible".

 

Green deal européen : les ministres de l'Agriculture de l'UE demandent une étude d'impact

Les ministres de l'Agriculture de l'UE, ont exprimé un certain nombre d’inquiétudes concernant l'impact que les stratégies "de la ferme à la table" et "biodiversité" proposées par la Commission européenne pourraient avoir sur la Pac. Ils ont unanimement demandé à Bruxelles de présenter une étude d'impact des deux stratégies sur le secteur agroalimentaire. Une de leurs principales craintes concerne la concurrence déloyale des importations de produits alimentaires venant de pays tiers qui n'appliqueraient pas les nouveaux standards environnementaux européens. "N'importons pas l'agriculture dont nous ne voulons pas chez nous, a résumé le ministre français Didier Guillaume. Le commissaire européen à l'Agriculture Janusz Wojciechowski a promis que la Commission européenne continuerait "de surveiller l'impact de ces stratégies sur la sécurité alimentaire et la compétitivité de nos agriculteurs. Et la commissaire européenne à la Sûreté alimentaire, Stella Kyriakides, a précisé que lorsque des objectifs réellement contraignants seront fixés (pour les pesticides, les engrais ou les antibiotiques), les propositions législatives seront accompagnées, comme il se doit, d'études d'impact.

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