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Évolution ajoute de nouveaux indicateurs génétiques

Évolution annonce l'arrivée de nouveaux critères génétiques en ce début décembre, parmi lesquels deux indices pour gérer la santé du pied en race normande et une synthèse Efficience alimentaire. Sont également annoncés un index "durée de gestation" et un label HD+ sur l'homogénéité de descendance*.

Parmi les nouveautés Évolution, la synthèse du pied en normande. Avec 11% des femelles qui boitent en cours de lactation, l'impact économique des boiteries est estimé à 5 830 €/an pour un troupeau de 100 vaches.

Qu'ils sont nombreux les leviers génétiques annoncés à la veille de la mise à jour des nouveaux index Évolution (4 décembre) ! Ils s'inscrivent dans une volonté de personnaliser les solutions - sorte de boîtes à outils - où chaque élevage peut y puiser le ou les bons outils. Si de nouveaux outils apparaissent, c'est pour proposer une offre génétique large et de plus en plus différenciée qu'Évolution reprend sous le terme d'"Efficience génétique".

 

Contre les problèmes de boiteries

Après le programme Génosanté démarré il y a cinq ans, les index de résistance à l'acétonémie sont parus en 2016 (prim'holstein, pie rouge, normande), puis il y deux ans, la synthèse du pied en race Prim'holstein et Pie rouge. Maintenant, c'est donc au tour de la race normande d'avoir ses indicateurs : l'un pour la résistance aux lésions infectieuses (RLI) ; l'autre, pour les résistances aux lésions non infectieuses (RLNI). "On a environ 11 % des femelles qui boitent au cours de la lactation et le double avec des boiteries sub-cliniques qui ne se voient pas", explique Jean-Christophe Boittin, responsable de l'offre Normande chez Évolution. Les chiffres rapportés de l'impact économique s'élèvent à 265 €/vache pour une boiterie clinique et 130 €/vache en cas de boiterie-subclinique, soit 5 830 €/an pour un troupeau de 100 vaches, relève le responsable.

L'arrivée de la synthèse Efficience alimentaire (EFA) traduit la capacité de la vache laitière à valoriser la ration distribuée.

Pour ce faire, la population de référence étudiée regroupe pas moins de 38 000 femelles, "la plus forte population de référence", qui au fil du temps s'est enrichie dont 18 000 vaches parées, 5 500 femelles génotypées et parées, et 406 taureaux avec des résultats sur descendance. On obtient ainsi des taureaux et des femelles avec des indices génomiques exprimés par tranche (-1, -0,5, 0, +0,5, +1). "On diffuse deux synthèses", poursuit David Girod, responsable des filières Holstein et Pie-rouge chez Évolution. Le RLI pour la synthèse dermatite et limace car les agents infectieux sont corrélés et le RLNI, avec la synthèse ouverture de ligne, ulcère de la sole et bleime circonscrite. "Un taureau améliorateur peut réduire de 25 % la dermatite quand un taureau sensible peut l'augmenter de 25 %", complète Jean-Christophe Boittin. Parmi les taureaux phare, Noctus présente une RLI de +1,0.

Et si les taureaux normands sont évalués, dans un second temps les éleveurs pourront accéder aux informations sur leurs femelles évaluées par le génotypage à partir de 2020. "Dès les premiers accouplements, l'éleveur va pouvoir connaître le critère et rattraper une femelle qui dérive. Dans les programmes d'accouplement, on entre les critères pour améliorer l'efficience de la vache".

 

Évolution

Des vaches qui valorisent mieux la ration

L'alimentation, avec un poids de 62 % sur les coûts opérationnels, méritait de la part d'Évolution une attention particulière. L'arrivée de la synthèse Efficience alimentaire (EFA) traduit la capacité de la vache laitière à valoriser la ration distribuée. Cet enjeu fort vient d'aboutir à la sortie d'une première synthèse qui valorise "la vache en bonne santé qui consomme moins (peu de développement corporel), produit du lait avec des taux, ou de la viande". Elle s'appuie sur des index élémentaires (Lait, TP, TB, capacité corporelle, santé) au coefficient de détermination (CD) de 0,5 à 0,95. Parmi les taureaux prim'holstein, Omeyer P affiche une EFA de +3,3 (Isu 200) tout comme Néron, +3,1 (Isu 211). Les essais terrain menés par Évolution montrent un lien entre l'EFA et la consommation de concentrés pour 100 litres de lait produits, avec un écart de 120 kg de concentrés d'écart entre les meilleures et les moins bonnes vaches, soit 10 % . "Les taureaux et femelles génotypées peuvent ainsi être triés et sélectionnés". Cette première phase de travail sur l'efficacité alimentaire n'est qu'à ses débuts, assurent les responsables Évolution.

 

*présentés dans un prochaine article.

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