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W@lter aide les Maisons familiales à assurer la continuité des cours

Si le confinement a imposé de fermer les écoles, les Maisons familiales ont pu compter sur leur plate-forme W@lter pour garder le contact avec leurs élèves et leur proposer des cours, des quiz en ligne, des classes virtuelles...

Certes, l’épidémie de coronavirus les a frappés de plein fouet. Mais elle n’a pas laissé les Maisons familiales complètement démunies ! "Voilà quatre ans que nous planchons, au niveau national, sur une plateforme collaborative, intitulée W@lter, pour alternance et altérité", détaille Alain Jaulin, le directeur de la fédération des Maisons familiales du Finistère. Si les formations internes à son utilisation ont déjà commencé, l’annonce de l’arrêt des cours contraint les formateurs à mettre les bouchées doubles. "Et les adeptes du papier et du crayon n’ont pas eu d’autres solutions que de passer, eux aussi, à l’ère de la digitalisation".

Ordinateur ou téléphone portable
Chaque Maison familiale commence par s’assurer que tous ses élèves disposent de l’équipement nécessaire : ordinateur ou téléphone portable, abonnement Internet… "À Pleyben, nous avons remis trois ordinateurs à des familles qui n’en avaient pas", indique Hélène Abily, formatrice. Et en dernier ressort, c’est via la Poste que les jeunes reçoivent leurs cours.
Ouverte dès le mercredi 18 mars, la plate-forme sert d’abord à déposer des documents à destination des élèves. Puis les formateurs s’accaparent peu à peu toutes ses fonctionnalités. Ils imaginent des quiz pour vérifier si le cours a été compris, insèrent des vidéos. Puis ils animent des classes virtuelles, réunissant élèves et professeur autour d’un tableau, qu’ils complètent au fil du cours… "Sur W@lter, les élèves peuvent aussi déposer des textes, explique Brigitte Crenn, formatrice à la MFR de Landivisiau. Et s’ils n’ont pas de traitement de texte, ils rédigent leur copie à la main et la prennent en photo pour nous la faire parvenir. À nous de nous adapter".

Imaginer de nouvelles fonctions
Au fil du temps, les uns et les autres imaginent de nouvelles fonctions à la plate-forme. "Elle nous sert à organiser une réunion de tous les directeurs une fois par semaine, relate Alain Jaulin. Et au sein de chaque établissement, une réunion d’équipe permet aux enseignants de faire un état des lieux de chaque classe".
"J’ai fixé des rendez-vous individuels à certain élèves pour travailler leur rapport de stage. Et le lundi, je propose à la classe un temps d’échange, un peu comme au retour de stage, pour faire un bilan de la semaine écoulée", rajoute Hélène Abily, agréablement surprise de l’adhésion de ses élèves à cette nouvelle façon de travailler. "Ils se sont adaptés sans souci. Et ceux qui ont du mal à se connecter se dépannent grâce aux autres, s’arrangent pour obtenir les cours…".

Il y aura un avant et un après Covid. Et demain, les formations seront plus hybrides

Si la plate-forme leur permet de suivre en temps réel leurs élèves, les formateurs ont aussi fait feu de tout bois, Snapchat, WhatsApp, Messenger... pour garder le contact avec eux. "Et ça marche plutôt bien, se félicite Hélène Abily. Mais nos élèves nous disent qu’ils ont hâte de nous retrouver".
Mais cette nouvelle façon de faire s’est révélée très chronophage. "Il y a eu un formidable élan d’entraide entre formateurs, souligne Brigitte Crenn. On a pu compter les uns sur les autres pour nous dépanner". Et à la fédération départementale, Yanik Pesnel, qui vient tout juste de consacrer son Master II à cette plate-forme, leur a aussi été d’un précieux secours.

Et demain ?
Une fois le confinement terminé, nul doute que W@lter ait encore de beaux jours devant lui ! "On va certainement s’en servir pour échanger avec les maîtres de stage, indique Alain Jaulin. Et pourquoi pas avec les familles, qu’on sent bien souvent cachées derrière l’écran". Et à la rentrée prochaine, qui sait si une partie des cours ne sera pas dispensée de cette façon ? "Il y aura sans nul doute un avant et un après Covid. Et les formations seront plus hybrides".
Dans l’immédiat, ce sont les inscriptions des nouveaux élèves qui inquiètent les Maisons familiales. "Les portes ouvertes régionales, programmées les 26 janvier et 7 mars, ont pu se tenir normalement. Mais chaque établissement en programme d’autres, à la carte, qui n’ont pu avoir lieu". Si chacun a imaginé sa formule, visite virtuelle de l’établissement, échange par téléphone ou en visio-conférence avec les parents…, les prochaines semaines seront cruciales. "Des temps de rencontre vont être programmés d’ici fin juin. Il en va de notre capacité, demain, à fournir en main d’œuvre qualifiée les forces vives du département, agriculture et agro-équipement, services aux personnes, commerce…".

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