Aller au contenu principal

Innovations Évolution : "Des petites marches de progrès et de précision"

Dans ses nouveautés présentées début décembre, Évolution propose également un nouvel index sur la durée de gestation et un label HD+ ciblant des taureaux capables de transmettre des qualités de façon plus régulière.

L'héritabilité du critère génétique "durée de gestation" est bonne, 0,32, soit une durée de gestation des veaux expliquée pour un tiers par la génétique et deux tiers par l'environnement.
© E. Bignon

Dans la série des nouveautés*, le groupe coopératif Évolution ajoute d'autres critères génétiques à leurs offres. Après la santé du pied en race normande et l'efficience alimentaire, le sélectionneur annonce l'arrivée d'un index "durée de gestation", vu comme un levier d'amélioration de l'intervalle vêlage-vêlage (IVV) et donc de la vie productive de la vache laitière. "Cela aide à maîtriser la reproduction par une meilleure maîtrise des vêlages, notamment les vêlages groupés, où les vaches non gestantes sont retardées ou réformées", assurent Jean-Christophe Boittin et David Girod, responsables des offres des filières Holstein, Pie-rouge, Normande chez Évolution. Ils pointent un meilleur confort pour l'éleveur car la durée de gestation est corrélée à la facilité de naissance. "Car le gain de poids des veaux est réalisé en fin de gestation. Pour autant le veau ne sera pas plus chétif".

 

En matière de vêlage, il existe une différence raciale et une différence par animal

Pour comprendre comment cela fonctionne, "un taureau avec un index DG de -8J, verra ses veaux naître en moyenne 4 jours plus tôt". Ajouté celui de la mère, qui transmet elle aussi la moitié de son patrimoine génétique (avec un index de -6J par exemple), la naissance du veau sera de 7 jours plus tôt. Pour sortir cet index, la méthodologie d'indexation repose sur 476 369 individus génotypés (holstein et normand) dont 347 091 avec des performances directes (dont 80 % de durée validée). Selon les spécialistes en génétique, "en utilisant des taureaux à durée de gestation courte, en moyenne à -4J, un élevage de 100 vaches laitières pourra améliorer de deux jours sa durée de gestation". Les bénéfices à terme ? Une économie d'aliment en gestation, une réduction de l'IVV, des vêlages facilités... "Soit un enjeu de 800 à 1 500 € pour 100 vaches par an", annonce-t-on chez Évolution.

 

Un label pour une descendance homogène

Autre innovation proposée, cette fois, il s'agit d'un label appelé Homogénéité de descendance (HD+). "C'est la première fois qu'un caractère est construit sur l'ADN, cela ne remplace pas l'index, ni le détériore, mais sécurise". Ce label sort du lot, les animaux capables de transmettre à leur descendance, de façon plus homogène, une de leur qualité parmi les caractères principaux que sont la santé de la mamelle, les membres, le lait, le TB, le TP, la reproduction, la morphologie. "Si un éleveur aime une vache mais qui est longue à traire, il utilisera un taureau HD+ "traite" sans détériorer par ailleurs ses qualités", explique David Girod. "C'est une demande d'éleveurs en lien avec la régularité des taureaux". Et pourquoi s'en priver puisque le label HD+ "n'induit pas de coût en plus dans l'offre Évolution", ajoutent les responsables.

* Un premier article est paru dans Terra le 6 décembre sur l'efficicience alimentaire et la santé du pied en race normande.

 

Voir comment les animaux valorisent leur génétique ?

Un nouveau bilan génétique est annoncé, sorte de "photo de l'état génétique du troupeau". Se comparer aux autres élevages, mesurer l’effet de ses choix génétiques, visualiser son troupeau futur avec le niveau génétique des génisses. "Un document à utiliser en amont de la réalisation du planning d’accouplement". Et un bonus pour les éleveurs dès lors que 20 femelles prim'holstein ou normandes ont été génotypées avec Évolution, avec des performances enregistrées en L1 et toujours présentes. L'innovation majeure de ce bilan consiste en la visualisation du lien entre les données de génotypage et les performances. La réponse à la génétique (l'effet environnement) est donc visible à partir d'un graphique, construit sur l'ensemble des vaches.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Acceptabilité sociétale : ouvrir, montrer et démontrer
Alors que s’ouvre dans quelques jours en mairie d’Arzal (56) leur dossier d’enquête publique, les associés de la SCEA de Kerollet…
Canettes tueuses, quand l'incivilité tue
Depuis deux ans, le Gaec de Kerforn, à Caudan, a du se résoudre à faire euthanasier six vaches sur la centaine de laitières qui…
Valens, le nouveau verrat équilibré d’Axiom
La firme génétique met sur le marché un nouveau verrat dont l’objectif est de répondre aux exigences des producteurs français.…
Des protéines végétales bretonnes pour réduire les importations de soja
Si la Bretagne importe 95 % des protéines végétales dont elle a besoin pour nourrir ses animaux d’élevage, le GIE SVP est bien…
Rapport sur le suicide d’agriculteurs : les premières pistes
Après six mois de mission, le député Olivier Damaisin s’apprête à rendre au Premier ministre son rapport sur le suicide et le mal…
Tags en exploitation : jusqu’où iront-ils, s’interroge la FDSEA 29
En fin de semaine dernière, plusieurs tags ont été découverts sur deux exploitations agricoles de Plonévez-Porzay, dont celle de…
Publicité