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GIE de Lodennet
Investir ensemble pour réduire les coûts

Six élevages de la région de Milizac ont investi ensemble pour traiter leurs effluents d'élevage. Une façon, pour ces élevages de taille modeste, de réduire les coûts.

Le GIE de Lodennet, qui regroupe 6 élevages, s'est doté d'une station biologique avec centrifugation pour traiter 17 500 m3 d'effluents par an.
Le GIE de Lodennet, qui regroupe 6 élevages, s'est doté d'une station biologique avec centrifugation pour traiter 17 500 m3 d'effluents par an.
© Terra

"Les premières réunions ont eu lieu en 2004", se souvient Jacques Milin, le président du GIE de Lodennet, à Milizac. A l'origine, ils sont une poignée d'agriculteurs, confrontés à la mise aux normes de leurs élevages. Situés à proximité les uns des autres, ils réfléchissent à une solution en commun, après l'échec du projet Val'Ouest. "Début 2005, la décision était prise : c'est en groupe que nous allions investir". Et, en attendant que le projet soit effectivement mis sur les rails, quatre exploitations optent momentanément pour un traitement mobile.

6 élevages

Le GIE de Lodennet, situé sur la commune de Milizac, regroupe 6 élevages, 2 spécialisés en production porcine et 4 mixtes, 3 lait et porc et un porc et vaches allaitantes, pour un atelier moyen de 200 truies et des excédents à traiter allant de 1 550 à 4 277 m3. "Les travaux ont démarré en mars 2007 et la mise en route de la station biologique a eu lieu le 28 août dernier", indique Jacques Milin.
Le site de Messidrein, où est implantée la station de traitement, n'a pas été choisi au hasard. "Les trois exploitations les plus proches sont situées à 400, 600 mètres et un kilomètre, ce qui nous a permis d'acheminer le lisier par canalisation". Une solution qui permet à la fois de gagner du temps et de limiter le trafic sur les axes environnants. "Une dernière tranche de travaux devrait permettre de raccorder deux exploitations supplémentaires".
Prévue initialement pour abattre les excédents d'azote, la station biologique a été rattrapée par la réglementation et s'est finalement dotée d'une centrifugeuse, afin d'éliminer également le phosphore. "Elle permet d'abattre 81% de l'azote et 76% du phosphore", précise Jacques Milin.
Le produit solide sort de la centrifugeuse à 30% de matière sèche. Stocké en tas, il monte en température, jusqu'à 60 à 70°C, ce qui lui permet de gagner en matière sèche, pour se situer aux alentours de 50%, et d'être hygiénisé, afin d'être exporté dans les zones céréalières. Les boues issues du traitement biologique sont réparties sur les terres d'épandage du GIE et le surnageant, après être passé dans une lagune de stockage, est épandu par aspersion sur une centaine d'hectares, à proximité immédiate de la station.

7 €/m3

Au final, la station a coûté 900 000 €, sur lesquels le GIE a pu bénéficier de 360 000 € de subventions, de l'Agence de l'eau et des Conseils régional et général. "Si j'avais dû investir seul, cela m'aurait coûté 350 000 €, indique Jacques Milin. L'économie réalisée est loin d'être négligeable ! "Le traitement nous coûte 7€/m3 de lisier".

 

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