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Irlande 3 Chez Andrew Bird : robot et pâturage font bon ménage

A Cohb, petite ville au sud de l'Irlande, dans le Comté de Cork, Andrew Bird, son salarié et ses 118 laitières n'en sont pas à leur première série de robots de traite mais à la deuxième. 5 ans après leur mise en route, en 2008, ils ont été remplacés à neuf. Un système basé sur 135 ha avec 229 jours de pâturage. Robots et pâturage et ensilage, font donc bon ménage dans cet exploitation dont l'expérience est partagée par 24 autres fermes Irlandaises.

 

 

 

Il apprécie ses vacances prolongées et la libération de l'astreinte de la traite, le père d'Andrew Bird. Il conduira la visite du groupe prospective sur la ferme de son fils qui emploie un salarié. C'est l'une des rares exploitation Irlandaises à avoir fait le choix des robots motivé par une volonté de "modernisation. Nous cherchions un confort de travail. C'est maintenant différent, il y a moins de stress, moins de pénibilité par rapport à la traite. C'était ça ou l'arrêt de la production laitière". Or la production laitière, est bien la raison d'être du troupeau de 118 laitières en race pure Prim'Holstein que l'éleveur insémine lui même à partir de souches venant d'Europe ou d'Irlande "pour leur rusticité, leur taux, leurs membres solides, c'est essentiel et elles sont surtout moins fragiles que les vaches américaines ou canadiennes", estime le producteur. Le rattrapage des vaches se fait en Aberdeen croisée Angus, dont les veaux sont typés viande. Et quand on parle de suite d'un tel troupeau, ce sont 158 bêtes dont près de 100 veaux (dont 32 étaient nés à l'automne). Un Dal e également été installé pour limiter l'astreinte de l'élevage des veaux.

 

Changement de paddock réjouit les vaches

Dès la mise en route des 2 robots en 2008, renouvelés à neufs 5 ans plus tard (Coût 100 000 euros pièce avec une reprise de 40 000 euros par ancien robot, l'éleveur a vu la production laitière augmenter. Ce en raison de l'augmentation de la fréquence de traite (2,7 traites/V/J). Alors si le quota d'Andrew est de 546 297 litres, il en produit 770 000 avec une moyenne d'étable de 8 256 l (TP 34,3 TB 41,7). Coté qualité, l'étable affiche un taux de cellules de 201 000 et 14 000 germes. Sur les 135 ha qui affichent une pression azotée de 165 kg d'azote/ha, 80 sont réservés à l'herbe et sa culture pour un rendement de 13 à 15 t de matière sèche/ha. . Les vaches changent de paddock (1,5 ha) le jour et la nuit grâce à une porte tri, ouverte de midi à minuit, pour celles ayant été traites. Chacune dispose de 20 ares de pâturage en pleine pousse de l'herbe. Le jour de la visite, le troupeau de laitières a bénéficié d'une ration de 170 kg de concentré, 70 kg de paille, 400 kg d'ensilage d'herbe et 2,5 t de maïs ensilage dont près de 17 ha sont réservés à cette culture.

Quant au projet de produire 50 % de plus d'ici 2020 ? Andrew estime que c'est réalisable mais à condition que le robot se situe au centre du dispositif de pâturage et que le parcellaire permette la valorisation maximale de l'herbe.

 

Claire Le Clève avec le groupe prospective

 

 

 

 

 

 

 

 

"C'est compatible"

Ce qui m'a frappé, c'est l'utilisation du robot de traite dans le système de pâturage. C'est très compatible mais demande une forte technicité !" s'étonne encore Guillaume Evain qui pour le reste de l'exploitation n'a pas été dépaysé. "Il y a un DAL, des robots, des Holsteins, une moyenne de 8 250 l/V, des bâtiments, du matériel, cette exploitation ressemble à nos standards", analyse t-il. Installé à St Marcel avec son frère, ce jeune producteur de lait avec une référence de 330 000 l sur 80 ha élève également un troupeau de 10 mères en vaches allaitantes pour la vente directe. "Chez Andrew, c'est très intensif, il n'y a pas que le pâturage, il y a aussi l'ensilage et la complémentation en table d'alimentation et au robot. La ration est très calée. L'herbe reçoit de l'ammonitrate, c'est une culture. Andrew a observé une augmentation de la production dès la mise en route des robots en 2008 avec l'augmentation de la fréquence de traite. C'est toujours très intéressant de voir ce qui se passe ailleurs. Je me dis que l'on a encore de la marge de progrès sur nos coûts de production."

 

 

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