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Légumes industriels
Irrigation, phytos et DPU

L’assemblée générale de l’Union des organisations de producteurs de légumes destinés à l’industrie(1) s’est déroulée mercredi 7 mars. L’irrigation, la problématique phytosanitaire et l’aménagement de la PAC, voici les principaux dossiers en cours traités par l’UOPLI.

Hervé Le Goff, directeur, et Bernard Bousso, président de l’UOPLI.
Hervé Le Goff, directeur, et Bernard Bousso, président de l’UOPLI.
© TERRA

Pas moins de deux dossiers en 2006 ont concerné l’irrigation. D’une part, la régularisation des plans d’eau existants. La loi sur l’eau de 1992 a mis en place une procédure de déclaration de tous les ouvrages de plus de 1000 m2. La date limite de déclaration d’existence ayant été fixée au 31 décembre 2006, "début 2006, la profession s’est fortement mobilisée sur le dossier", a indiqué Hervé Le Goff, directeur de l’UOPLI. Dans le Morbihan, 300 ouvrages ont été recensés et 150 à 200 dans le Finistère. Le directeur espère que les déclarations d’existence seront traitées rapidement pour ne pas pénaliser les producteurs.
Point clé de la production, le développement de l’irrigation est une priorité. Si les surfaces irriguées représentent 43% des surfaces totales semées, les organisations professionnelles de légumes transformés ont pour objectif d’atteindre un taux d’équipement de 60% à l’horizon 2012. "Il s’agit de sécuriser et pérenniser toute une filière des aléas climatiques", s’est expliqué Bernard Bousso, président de l’UOPLI. Face aux besoins d’équipement, estimé à 7 500 000 euros et confrontés au désengagement de l’Etat, les responsables espèrent beaucoup dans l’engagement des collectivités locales.

Phytos : pour une harmonisation européenne
Sujet sensible, les produits phytosanitaires font l’objet d’une demande d’harmonisation des conditions d’autorisation au sein des Etat membres. "Si le ré-examen des matières actives, demandé par la législation européenne, est une bonne chose en soi, nous estimons que la France n’utilise pas toutes les marges de manoeuvre, alors que l’Europe laisse beaucoup de latitude dans les procédures d’homologation en terme de rapidité et de méthode…, s’indigne Hervé Le Goff. Quand la Belgique instruit un dossier en moins d’un mois, il faut 3 à 4 ans en France. Vu les coûts et les marchés réduits, certains produits comme le Flex pack, un désherbant du haricot vert, risquent de disparaître de la carte. C’est une distorsion de concurrence supplémentaire. Il faut une harmonisation des pratiques à l’échelle européenne".
"2008, enfin, sera l’année de la réforme de l’OCM et de l’aménagement de la PAC, a indiqué Hervé Le Goff, directeur de l’UOPLI. Avec l’abandon de l’article 51 voulu par l’Europe (2), la profession demande à la France en parallèle l’attribution de DPU à la filière légumes pour éviter toute distorsion de concurrence, avec une mise en place souhaitée en 2009-2010".


(1) L’UOPLI rassemble 2 000 producteurs, soit 26 500 ha à travers 6 organisations de producteurs (Unicopa, Saint-Yvi, Coopagri, Cam, UFM, Sica Saint-Pol). La production bretonne représente 40% de la production française.
(2) L’article 51 mis en place en 2003 évite les distorsions de concurrence alimentées par les différences de DPU entre producteurs. Les DPU sont désactivés lorsqu’une culture de légumes est engagée sur la parcelle à l’exception d’une période dérogatoire de 3 mois (source UOPLI).


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