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JA soutient les installations pour le "Manger Français"

Thibault Le Masle, secrétaire général JA Morbihan.

"Les recours se suivent et se ressemblent. Fin juillet, une énième manifestation a été organisée pour s’opposer à la création de poulaillers à Plaudren (56) après ceux de Langoëlan (56)... des parcours d’installation compliqués. Pourtant, nous répondons à une demande sociétale en produisant du poulet Français. Car aujourd’hui, plus d'un poulet sur deux est importé, et dans les produits transformés, on passe à plus de 80 %. L’agriculture, c’est d’abord un dossier économique, qui a une dimension environnementale et sociale, mais il s’agit d’abord de nourrir la France. Nous sommes des professionnels compétents et formés. Nous sommes la première région agricole de France, une région qui transforme ses produits. Et nous générons des emplois non seulement dans nos exploitations, au niveau agricole mais aussi dans le bâtiment, les transports, les organisations para-agricoles et agroalimentaires...
L’agriculture du Morbihan avec ses 13 600 actifs, 7 500 exploitations, place ce département au 1er rang des départements pour les emplois salariés dans les industries agroalimentaires, au 1er rang pour la volaille de chair, idem pour les légumes industriels… La transmission est également un enjeu déterminant pour l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, on compte une reprise pour trois départs en retraite. D’ici 5 ans, plus de 50 % des agriculteurs seront en âge de transmettre leur outil de travail, et il est important de renouveler le parc bâtiment.
Non pour agrandir, et produire plus. Mais pour de meilleures conditions de travail, d’élevage, de bien-être, et une consommation d’énergie quasi nulle. À JA du Morbihan, nous estimons qu’il faut savoir respecter les choix de production de chacun. Il y a de la place pour toutes les formes d’agriculture, conventionnelle, sous label, ou bio. Il y a de la place pour tout le monde. Car le budget des ménages ne permet pas à tous de consommer des produits bio. Il faut répondre à cette demande, soit 80 à 85 % du marché, par une production ordinaire qui a le mérite d’être saine, accessible, et vendue à prix relativement correct. Nous devons produire en France de la qualité, à prix compétitif pour tous. L’agriculture conventionnelle doit évoluer, mais elle a déjà évolué ! Nous travaillons avec plusieurs partenaires notamment sur le contrat de solutions, qui propose plus de 300 solutions alternatives, et qui ne cesse d’évoluer. Nous avons assisté à une montée en gamme, nous ne devons pas créer de concurrence interne à l’agriculture Bretonne, mais plutôt s’allier pour faire concurrence aux autres pays de l’Union Européenne qui encouragent la productivité. On ne doit pas focaliser l’agriculture sur des niches. Il faut une production qui colle à la consommation réelle. Il faut alimenter les Français, nous soutenons les installations pour favoriser le
"Manger Français".

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