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John Deere, un outil qui facilite les travaux des champs...

Mesurer en instantané le rendement du blé au fil de la récolte ou la valeur du lisier pendant l'épandage, localiser une flotte de tracteurs, estimer le temps de travail qui leur reste à effectuer et le niveau de carburant... Vous en rêviez ? John Deere l'a fait. Et, comme bon nombre de ses semblables, sa solution technologique profite du smartphone pour simplifier transfert et consultation des données.

"Je ne pourrais plus m'en passer". Co-dirigeant de l'ETA de l'Elorn, à Dirinon, Kévin Quivouron a eu toute la saison des moissons, d'abord en Loire Atlantique puis en Finistère, pour se familiariser avec la nouvelle solution technologique proposée par John Deere. Ce qui l'a incité à s'équiper ? "Je voulais un système de guidage pour les tonnes à lisier, afin d'éviter de doubler les apports". Et le GPS lui permet de connaître avec précision la surface de chaque parcelle. "Finis les litiges au moment de la facturation". Mais c'est l'achat d'une nouvelle moissonneuse qui a emporté sa décision. Et, une saison plus tard, il ne regrette rien.

Cartographier chaque parcelle

Grâce à l'antenne GPS, la solution technologique John Deere permet de cartographier chaque parcelle. Au fil des saisons et des travaux, l'ETA finira donc par avoir à disposition l'ensemble des parcelles de ses clients. "Un gros avantage quand nous allons recruter un nouveau chauffeur, qui n'aura qu'à connecter son smartphone pour savoir où aller, estime Kevin Quivouron. Et Valérie, notre secrétaire, qui a accès à toutes les
informations via l'ordinateur du bureau, saura maintenant de quoi on parle".

Pendant la moisson, de nombreux paramètres sont enregistrés en continu. Et une fois la parcelle récoltée, il est possible de visualiser le rendement grâce à un code-couleur très simple, mais aussi d'obtenir une compilation à la parcelle. "Ici, sur une surface de 3,78 ha, le rendement a dépassé 87 q/ha sur 6 % de la surface, a été compris entre 78 et 87 q/ha sur 11 % de la surface...", détaille Valérie Corbé, très à l'aise avec ce nouvel outil.

"Si l'agriculteur a opté pour la modulation de doses de fertilisant, il a un retour, apprécie Kevin Quivouron. Il peut aussi se servir de cette carte pour la réaliser dans le futur". "Ou déterminer où faire des analyses de terre", rajoute Julien Provost, expert AMS à la Sofimat, à Pencran, qui diffuse l'appareil. Il peut aussi comparer plusieurs variétés, décider de ne pas faire de traitement sur quelques rangées et en voir le résultat au moment de la récolte..."

Des agriculteurs curieux

Dès l'an prochain, ce nouveau service devrait être facturé de l'ordre de 3 à 5 EUR/ha. "Mais cette première saison a servi de démonstration auprès de nos clients, indique Kevin Quivouron, impatient de leur faire suivre la cartographie de leurs parcelles. Bon nombre d'entre eux sont demandeurs. Aujourd'hui, ils sont à la recherche des derniers quintaux à gagner et ce peut être une solution pour y parvenir". Comme l'ETA, ils pourront aussi créer leur propre compte sur le cloud John Deere et avoir accès directement à leurs données. "L'agriculture de précision est en marche, constate Julien Provost. Au fil des saisons, on va pouvoir compiler les cartes et acquérir de plus en plus de données. Ce système permet de mieux connaître ses parcelle et de les améliorer".

Moduler les doses

Même si l'ETA de l'Elorn n'en est pas équipée pour l'instant, le système John Deere permet aussi d'analyser le lisier au moment de l'épandage. "On peut faire évoluer la vitesse d'avancement du tracteur pour une juste dose d'azote à l'hectare, explique Julien Provost. Ou pratiquer, ici aussi, la modulation de doses". Et c'est aussi ce côté évolutif de l'outil qui a séduit l'ETA de l'Elorn. "Au fur et à mesure, on pourra y greffer de nouvelles choses". Ainsi, si le chauffeur peut savoir, à n'importe quel moment, le temps de travail qu'il lui reste à effectuer dans le champ, l'information sera bientôt disponible en temps réel au bureau. "Plus besoin de passer un coup de fil pour savoir où il en est : l'organisation des chantiers en sera grandement facilitée".

Gagner du temps

Si les agriculteurs devraient vite tirer profit de ces nouvelles fonctionnalités, les avantages sont aussi très nombreux pour l'ETA. "En Loire-Atlantique, j'ai pu avancer la récolte de deux heures en prouvant à l'agriculteur qu'on avait atteint le bon taux d'humidité, relate Kevin Quivouron. A un autre, j'ai pu charger précisément 2,5 tonnes de grain dans sa remorque, les semences dont il a besoin pour l'an prochain. Et sur un chantier de nuit, c'est la machine qui m'a dit où je n'étais pas passé".

Grâce au GPS et au guidage, les gains de temps sont impressionnants, "en bout de champ quand il est un peu biscornu, ou pour éviter des obstacles : poteaux, remorque...". Sans oublier la facilité de travail. "La coupe reste toujours pleine. Je n'ai plus à m'en préoccuper et je peux rester concentré sur mon travail". Ce qu'il a particulièrement apprécié sur des parcelles versées. "C'est beaucoup moins fatiguant". Des fonctionnalités qu'il découvre au fur et à mesure. "Oui, c'est cher à l'achat. Alors, autant s'en servir au maximum", indique le jeune dirigeant, qui va l'utiliser pour l'ensilage et n'hésite pas à démonter antenne GPS et écran pour les installer sur un tracteur au moment des épandages de lisier. Et il y a fort à parier qu'au fil du renouvellement du matériel de l'ETA, ce système ne fasse son apparition sur de plus en plus de machines... "A terme, il va complètement changer notre façon de bosser".

 

Un transfert des données par Wifi et Internet

Le transfert des données entre la machine et l'ordinateur de bureau se fait très simplement, via une antenne Wifi à brancher sur l'écran. "Ainsi, je reçois toutes les données sur mon smartphone, où je peux les utiliser. Et je les fait suivre au bureau via Internet", explique Kevin Quivouron qui ne voulait pas entendre parler de transfert via une clé USB. "C'est la meilleure solution pour l'oublier et ne jamais l'avoir là où on en a besoin". L'habitude est désormais prise : c'est tous les matins, après l'entretien de sa moissonneuse, qu'il procède au transfert.

 

Une prise en main facilitée

Rien de bien compliqué pour la prise en main de ce nouvel outil. "Il faut juste en avoir envie et être curieux", estime Kevin Quivouron, qui se souvient quand même avoir galéré pendant trois jours. "Il faut y aller étape par étape. Et maintenant, à chaque fois que je vois Julien, j'ai une nouvelle question, pour aller encore plus loin". "C'est aussi notre rôle, rajoute ce dernier. Aider nos clients à valoriser au maximum cet outil".

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