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Jouffray Drillaud présente un pôle couverts végétaux

L'entreprise Jouffray-Drillaud a mis en place un pôle expert couverts végétaux, sur une parcelle implantée à Irodouër (35). Le 15 novembre, une présentation des tests et variétés en pur et en association a été faite auprès de prescripteurs de la région Bretagne.

"Depuis trente ans, Jouffray Drillaud considère les couverts végétaux comme une culture à part entière et a construit son offre à partir d'un important travail de recherche et de sélection", explique en préambule Cédric Pasquier, chef de marché semences. Chaque année, l'entreprise inscrit des variétés sélectionnées et dédiées à une utilisation spécifique de couvert végétal. La création de variété concerne l'avoine rude, le seigle multicaule, la vesce (commune, pourpre, velue, pannonie) et le trèfle d'Alexandrie. "Nous menons également des actions de développement avec du screening variétal, l'évaluation des plantes compagnes et des mélanges de dérobées", complète Cédric Pasquier.

À titre d'exemple, l'avoine a été introduit dans les couverts depuis une quinzaine d'années. Ses avantages sont nombreux : croissance rapide, résistance aux rouilles, faible dose de semis, facilité de destruction et valorisation fourragère. Pour autant, en fonction de la variété choisie, on observe de très grandes différences de résultat. Les vesces sont quant à elles considérées comme "l'alliée indispensable pour la couverture du sol, et avec une production de biomasse importante". Jouffray Drillaud mène également des tests sur les crucifères, notamment la moutarde (brune, blanche et d'abyssinie), les radis fourragers et les radis asiatiques. "Les critères de sélection se situent au niveau de la rapidité d'implantation, la tardivité de floraison, la teneur en glucosinolates, la résistance aux nématodes, la production de biomasse et les aptitudes en mélanges".

 

Choix de l'espèce

Le choix de l’espèce de crucifère doit être fonction de la date d’implantation du couvert végétal. En revanche, le choix de l’espèce de légumineuse est, quant à lui, beaucoup plus lié au type de sol qu’à la date de semis. Toujours est-il que ce qui détermine le choix de l'agriculteur est souvent la facilité de destruction et suivant que l'on ait une approche davantage guidée par l'aspect réglementaire ou l'agronomie.

Ainsi, les couverts végétaux constituent une opportunité agronomique majeure pour une amélioration de la fertilité naturelle des sols. Ils participent également à leur protection en limitant l'érosion et la battance. Ils contribuent ainsi à une valorisation des cultures dans la rotation par la restitution d'éléments nutritifs et une meilleure vie et structuration du sol. Les couverts végétaux s'inscrivent totalement dans une démarche de production intégrée en jouant un rôle majeur sur la protection des ressources en eau et le développement de la biodiversité. Ses rétributions permettent également de réduire l'impact carbone (réduction de la fertilisation et des produits phytosanitaires). Leur introduction dans les systèmes permet aux agriculteurs un bilan économique très satisfaisant par une optimisation du poste fertilisation et de réels gains de rendement des cultures. Leur choix doit être mûrement réfléchi en fonction de l'usage et des objectifs souhaités

 

 

Application My Chlorofiltre

Pour optimiser ses couverts végétaux, Jouffray Drillaud a mis au point une application : My Chlorofiltre. Elle permet de choisir son couvert, de suivre les étapes clés de l’implantation et d'estimer les bénéfices : biomasse et restitution NPK. Ainsi, fini la pesée au champ !

Avec l’application, il suffit d’indiquer la hauteur moyenne de votre couvert puis de faire trois photos de sa couverture. L'application permet d’estimer les bénéfices agronomiques de l'interculture avant destruction : la biomasse produite à l'hectare, les éléments fertilisants piégés par le couvert (azote, phosphore et potassium), les éléments NPK potentiellement restitués à la culture suivante.

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