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Moderne, rentable, écologique
La bio démontre ses valeurs

Produire en bio, ne souffre pas l'amateurisme. Tout autant, voire plus rentable que les modes conventionnels, elle offre des perspectives intéressantes, tant en matière de revenus que d'environnement. Et la demande, a progressé de 10 % a rappelé Inter bio Bretagne au Space.

"Ma conversion s'est faite dans la douleur". Patrick Chevrier, éleveur laitier en Loire-Atlantique, relate avec franchise les étapes d'un parcours qui les ont amenés, lui, son frère et un salarié, à conduire en bio leur exploitation, à partir de 1992. "Le système ne convenait pas aux vaches; on avait sous-estimé l'importance des fourrages". Aujourd'hui, la barre a été redressée, l'autonomie est atteinte avec vente de céréales à la clé. "On a appris à regarder nos vaches. Nous avons mis en route un  groupe de références, avec la chambre. La qualité des fourrages est essentielle et  nous séchons notre foin en grange depuis 2004", détaille l'éleveur attentif à toutes les formations. Les 136 ha, dont 115 de prairies et 93 vaches normandes pour une référence de 466 617 l de lait  "jamais réalisée", permettent à chaque associé de dégager un revenu de 42 000 euros (dont 25 433 hors aides). "On arrive désormais à une efficacité de travail qui nous permettrait d'avoisiner les 35h/semaine".  Et si la réussite se lit désormais dans ce parcours, "c'est grâce aux formations, à l'accompagnement, au groupe et aux référentiels mis en place, le tout en respectant l'équilibre du milieu", insiste l'éleveur décrivant une pression organique de 79 unités d'azote par ha et une conduite des plus agronomiques.

Des études de références
"Il n'y a pas de modèle type d'exploitation qui permettrait, ou non, de s'engager dans la bio", analyse Luc Mangelinck, responsable service études du CER d'Ille et Vilaine. Passant à la loupe exploitations conventionnelles et biologiques, le spécialiste voit peu d'éléments structurels permettant de les différencier, à l'exception de la taille. Plus grandes de près de 11 ha (71,9 contre 60,5 en conventionnel), les exploitations laitières bios jouent la carte de l'autosuffisance pour limiter le coût lié aux intrants. La répercussion est lisible sur le résultat comptable. Le revenu moyen est de 17 020 euros/UTH en bio (1/4 meilleur : 26 350)*, et de 15 800 en conventionnel.
"L'esprit bio, la maîtrise des techniques et disposer d'une sécurité financière", sont donc, pour l'analyste comptable, les clés de la réussite dans cette production qui manque de recrues. Pourtant, la consommation en bio croît de 10 % par ans depuis 1999 en France, sans pouvoir être satisfaite par la production nationale.

* 40 % des producteurs en bio ont un revenu annuel au-delà de 20 000 euros par UHT.
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