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La Bio, prête à relever le défi

Le Gab d’Armor, le groupement des agriculteurs bio des Côtes d’Armor, s’est dit prêt à relever l’enjeu des 6% de surfaces en 2012 ? Pour y parvenir, il table sur la conversion d’agriculteurs conventionnels. Les dés sont jetés.

Le Grenelle de l'environnement a posé les jalons. Objectif : faire évoluer les surfaces consacrées à l'agriculture biologique de 2%, aujourd'hui, à 6% en 2012. A l'échelle des Côtes d'Armor, c'est multiplié par 3,5 environ, les surfaces actuelles, soit une progression de 7 765 ha à 27 200 ha. Selon, le Gab d'Armor, il faut viser l'installation ou la conversion d'environ 500 producteurs, alors que l'on compte dans le département 245 fermes biologiques aujourd'hui. Priorité 2008 : la conversionSi la priorité en 2007 était l'installation, l'année 2008 sera sous le signe de la conversion. « Sur 80 contacts, nous avons accompagné 20 producteurs au bout de leur projet d'installation en 2007 », explique Yann Yobé, président du Gab d'Armor. « Mais la plupart des projets s'inscrivent dans des circuits courts. Aujourd'hui, il faut développer les filières longues et travailler sur la conversion. Bref, inciter les agriculteurs conventionnels à évoluer vers des systèmes de production biologique ». Le président table sur un objectif de 20 conversions par an. Muni de son bâton de pèlerin, le Gab d'Armor entend s'atteler à la tâche. Le travail d'information va s'amplifier : visites de fermes bio, vulgarisation des références technico-économiques, accompagnement personnalisé, mise en relation avec un parrain... Etre aidé dans sa démarche, voilà ce que demande également le syndicat, avec la mise en œuvre de mesures qui accompagnent les agriculteurs en conversion, qui encouragent les installations et qui facilitent l'accès au foncier. Il faut dire que l'essor de la restauration collective dans le département s'avère une voie de développement intéressante : 105 000 repas ont été servis en 2007 et trois collèges pilotes (Plouha, Saint-Nicolas-du-Pélem, Saint-Brieuc avec le collège Racine), depuis septembre, assurent au moins un repas bio par semaine. Tourner vers le monde conventionnel, les agrobiologistes travaillent donc sur la structuration des filières longues en Bretagne, thème de l'assemblée générale qui s'est tenue à Trémuson, le 12 février dernier. « Avec des prix en blé, qui se négocient autour de 400-450 € la tonne, le coût alimentaire en élevage explose. Mettre sur pied une organisation de producteurs est une piste que nous allons creuser, afin d'assurer un prix des céréales décent pour les producteurs et les consommateurs. D'où l'intérêt que nous portons à la démarche de Biocer, une coopérative de céréales bio gérée par des agriculteurs en Normandie et Ile-de-France », explique Jean-Sébastien Piel, coordinateur du groupement, soulignant le travail déjà accompli dans d'autres filières avec des organisations de producteurs telles que Bretagne Viande bio, Biolait ou Les Maraîchers bretons...

En chiffres

Le Gab d'Armor rassemble 120 adhérents. 74 fermes bio travaillent en circuits courts en Côtes d'Armor sur 248 fermes au total. Le chiffre d'affaires en circuits courts approche les 3,5 millions d'euros dans le département.

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