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La Bretagne veut être moteur au bureau de la FNB

Le conseil d’administration de la FNB, la Fédération nationale bovine, a procédé au renouvellement de son bureau le 20 février. Pour la Bretagne, c’est Thierry Duval, président de la section bovine de la FDSEA 56 qui rejoint le bureau pour remplacer Gérard Doré qui a mis fin à son mandat.

Thierry Duval, naisseur-engraisseur dans le Morbihan, sera entouré de Catherine Debroize, éleveuse de veaux de boucherie en Ille-et-Vilaine et de Claude Henry, naisseur-engraisseur et président de la section bovine 22, membres du conseil d’administration au titre de la Bretagne à la FNB.

L’ambition des représentants bretons à la FNB est avant tout de redonner une dynamique au renouvellement des générations en viande bovine et veaux de boucherie, notamment dans les zones de plaines où l’élevage de viande bovine est mis à mal par la réforme de la PAC : les annonces à Cournon du Président qui prétendait vouloir sauver l’élevage ont été contredites par les modalités annoncées au compte-goutte et qui, chaque fois, ont affaibli davantage l’élevage productif. L’annonce, notamment du plafond des 40 premières vaches est une attaque faite à l’élevage de plaine, productif et professionnel. De plus, le seuil fixé à 10 vaches pour prétendre aux aides couplées est inacceptable selon la FRSEA Bretagne qui défend, elle, un seuil, plus en lien avec la réalité économique de la production de viande bovine, à 20 vaches.

La situation des éleveurs de veaux de boucherie est encore plus catastrophique : ce sont les grands perdants de cette nouvelle PAC avec des DPU spéciaux pouvant atteindre jusqu’à 5 000 € sans hectare qui vont forcément passer à la moulinette de la convergence.

 

Ne négliger aucun marché

La Bretagne veut être moteur au conseil FNB pour proposer des solutions qui lèveront les inquiétudes des éleveurs. La pérennité de la filière devra passer plus que jamais par des prix rémunérateurs et pour cela, il ne faut négliger aucun marché : l’export de JB (en carcasses notamment), le marché intérieur en GMS comme en boucherie, la transformation pour les plats préparés… Les uns et les autres sont complémentaires.

Il faut trouver une politique globale de filière. Il faut, notamment, éviter que la perte de 50 % des aides pour l’engraissement provoque la mort des ateliers d’engraissement en France car cela compromettrait également le naissage, estiment les représentants bretons, qui assureront leur mandat au côté du nouveau président de la FNB, Jean-Pierre-Fleury, naisseur-engraisseur en Bourgogne.

Désormais, se concentrer sur l’avenir passe par l’installation, la professionnalisation du métier, l’optimisation, la structuration des outils et également la contractualisation avec des abattoirs. Pour permettre cela, les représentants bretons comptent se battre pour desserrer l’étau réglementaire que subissent les éleveurs, en commençant par le relèvement des seuils installations classées pour retrouver de la cohérence avec la règlementation européenne.

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