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La Brune mise aussi sur la génomique

Pour accéder au nouvel outil qu'est la génomique, la Brune mutualise ses forces au niveau international. Rapidement, les éleveurs pourront profiter du gain de progrès génétique.

Grâce à ses atouts laitiers et fonctionnels, la Brune fait sa place dans l'Ouest. 1 500 éleveurs possèdent au moins une vache Brune et 250 ont un troupeau brun à au moins 70%.
Les adhérents du syndicat de race Brune Ouest se sont retrouvés mardi 26 janvier, à Noyal Chatillon (35) pour évoquer le développement de leur race. Comme dans toutes les races laitières, l'avenir passe par l'utilisation de la génomique en sélection. Pour contrebalancer la faiblesse de ses effectifs dans chaque organisme de sélection, la race mise sur un programme international, coordonné par Interbull, qui réunit les 7 pays sources de génétique, pour avoir la population de référence la plus importante (elle devrait atteindre les 5 000 taureaux). Les premiers génotypages sont mis en parallèle des indexations sur descendances pour obtenir une méthode fiable de traduction du code génétique en index.
Les premiers résultats sont attendus pour le prochain salon de l'agriculture et, dès le 2e trimestre 2010, le schéma de sélection devrait disposer des premiers éléments exploitables. "La génomique nous permettra de trier les taureaux à mettre en testage, de sélectionner les mères à taureaux en amont, explique Oliver Bulot, directeur de Brune génétique services (BGS). Le tout nous apportera un gain d'efficacité. Nous allons progresser plus vite à la fois sur la voie mâle et sur la voie femelle".

Plus de progrès génétique pour plus de rentabilité

Pour y arriver, l'organisme de sélection va faire évoluer son schéma. "Nous allons réduire le nombre de taureaux mis en testage afin que, malgré le surcoût du génotypage, le prix des doses reste constant", précise Olivier Bulot. Par la sélection classique sur testage ou grâce aux nouveaux outils de la génétique, le but des éleveurs reste le même : faire progresser le niveau de son troupeau pour augmenter son revenu. Le suivi des vaches inscrites à BGS le montre.
Un point d'ISU de gagné, c'est une rentabilité supérieure de 6 euros par vache. Si le gain sur le lait semble immédiat, il ne faut pas sous-estimer ce qu'apportent de meilleurs fonctionnels. Par exemple, un point de plus sur la fertilité, c'est une économie de 27 à 38 euros.
De même une amélioration de l'index cellules, ce sont de 18 à 30 euros de gagnés sur la qualité du lait et la diminution des mammites. "Il y a, en moyenne, 6 points d'ISU de différence entre les éleveurs qui adhérent à BGS et les non-adhérents, encourage Olivier Bulot. Une génétique de qualité est un gage de renta-
bilité".

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