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La chambre d'agriculture prépare l'avenir

Menu dense et varié au programme des élus de la chambre d'agriculture pour la session du 28 novembre : budget 2009, nouveau dispositif d'accompagnement de l'installation et bilan de santé de la PAC. Le tout sur fond de productions en crise.

De gauche à droite, Jean Michel Lemétayer, Jean Daubigny, Joseph Ménard et Pierre Yves Mahieu
De gauche à droite, Jean Michel Lemétayer, Jean Daubigny, Joseph Ménard et Pierre Yves Mahieu
© Cécile Julien

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Lors de cette dernière session de l'année, les élus de la chambre d'agriculture ont examiné le budget 2009. Un budget construit sur les incertitudes d'un certain nombre de financements (suivi installation, Feader par exemple) et la reprise d'activités sur l'animation des bassins versants. "2009 reste une année sensible en terme d'équilibre financier", reconnait Joseph Ménard, président de la chambre d'agriculture. Avec 10.213.000 euros, le budget est en progression de 1,5% pour 104 ETP. "C'est un budget sagement mené au regard des contraintes, reconnait Jean Daubigny, préfet de Bretagne, mais il faudra trouver un meilleur équilibre à long terme".

2009 verra se renforcer la mutualisation régionale. Désormais, l'identification se fera à l'échelle régionale. "La mutualisation régionale doit nous permettre de résister à un contexte budgétaire contraint, souligne Pierre Yves Mahieu, directeur de la chambre d'agriculture. Nous devons réussir cette régionalisation en conservant l'écoute du terrain et des compétences techniques de proximité".

Le nouveau dispositif d'accompagnement de l'installation devrait se mettre en place courant 2009. "Il sera plus personnalisé pour mieux prendre en compte de l'expérience et du projet du jeune, rappelle Elisabeth Chevrier, en charge de la formation à la chambre d'agriculture. Il met l'accent sur la professionnalisation pour sécuriser les projets et offrir de bonnes perspectives de carrière aux jeunes". Le point info installation sera le début de ce parcours, que le porteur de projet demande ou non les aides. Appuyé par des conseillers, le jeune élaborera son projet professionnel et choisira les formations ou stages nécessaires. Le plan de développement de l'exploitation abordera les aspects économiques. Dans l'attente des décrets officiels, une période de transition se prépare. "Tout est mis en œuvre pour que personne ne soit laissé sur le chemin en attendant le nouveau dispositif", rassure Elisabeth Chevrier.

 

Nouvelle PAC, nouveau contexte économique

Le calendrier de la réforme de la PAC se précise. "Si le processus d'évolution n'est pas clos, on y voit un peu plus clair, explique Gilles Guillomon, élu en charge de l'économie. Dès 2009, certaines réformes, comme la hausse des quotas ou la suppression des jachères, seront effectives. Le découplage des aides Scop sera effectif au 1er janvier 2010, celui des aides animales au 1er janvier 2012. Le recouplage sera maintenu seulement sur la PMTVA et les primes brebis-chèvre". Jusqu'à 25% des aides découplées pourront être ponctionnées pour créer de nouveaux DPU ou revaloriser les plus faibles. "La commission veut lisser les montants pour aller vers le DPU unique", estime Gilles Guillomon.

Chaque pays aura la possibilité d'attribuer des soutiens supplémentaires, ponctionnés sur les DPU et les aides couplées, à certains secteurs. La France soutiendra l'agriculture biologique et les productions de montagne. "En additionnant ces deux prélèvements, la Bretagne peut perdre beaucoup, avertit Gilles Guillomon, car nous avons des aides élevées à l'hectare mais faible à l'actif, ce dont ne tient pas compte la Commission". "La région devra défendre sa politique des actifs et avoir des projets pour émarger à ces nouveaux programmes", encourage Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA.

Dans un premier temps, c'est l'augmentation des quotas qui va avoir le plus d'impact sur l'économie agricole départementale. "La Commission veut sortir des quotas en augmentant la référence. C'est une bêtise car les marchés ne le permettent pas, assène Jean Michel Lemétayer. Certes, on garde les leviers d'intervention, mais c'est une maigre compensation". Et de poursuivre, "pour préparer la Pac d'après 2013, il faut que les pays européens se posent des questions de fond : veut-on une prime unique ou pas, des aides découplées ou des aides qui orientent la production. Une réflexion qui devra tenir compte de l'impact grandissant des accords de l'OMC.

 

Du côté de l'Etat

Le préfet a annoncé la mise en œuvre du plan Barnier, lors d'un comité départemental de crise le 11 décembre. "Nous savons déjà que nous disposons d'une enveloppe FAC de 535.000 euros et de 297.000 euros pour la prise en charge de cotisations sociales", annonce le préfet Jean Daubigny.

Au 1er janvier 2010, la DDA et la DDE fusionneront dans une direction des territoires. "Il n'y aura pas de baisse de présence sur le terrain", assure le préfet. Dès le 1er janvier 2009, les missions de la DRAF seront élargies à l'alimentation et elle deviendra l'échelon régional de l'office unique de paiement.

Les vœux

Lors de cette session, les élus de la chambre d'agriculture ont émis deux vœux. Le premier porte sur la production porcine. Les élus ont demandé la mise en place de mesures de stockage privé et de restitutions. Ils exigent des abattoirs d'augmenter les prix d'achat et de la grande distribution de mieux répartir la valeur ajoutée. Le second vœu concerne le lait. La chambre d'agriculture exige que de nouvelles discussions aient lieu, qu'elles prennent en compte les augmentations de charges. Les élus ont réaffirmé le rôle central de l'interprofession et la nécessité d'un observatoire des prix et des marges.

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