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La Cooperl mise sur l'innovation

En 2011, dans un contexte difficile amont et aval, Cooperl Arc Atlantique affiche un résultat de 8 millions d'euros. Un résultat "correct" pour le premier groupe porcin qui investit dans l'innovation et le développement commercial.

Emmanuel Commault, directeur général de Cooperl Arc Atlantique et Guy Dartois, le président. L'assemblée générale se tiendra vendredi 22 à partir de 16h à la salle des fêtes de Lamballe (22).
Emmanuel Commault, directeur général de Cooperl Arc Atlantique et Guy Dartois, le président. L'assemblée générale se tiendra vendredi 22 à partir de 16h à la salle des fêtes de Lamballe (22).
© terra
En 2011, année difficile pour la production porcine, le groupe coopératif a réalisé un chiffre d'affaires de 1,952 milliard d'euros pour un résultat final de 8 millions d'euros, en hausse sur 2010 (+ 3 millions d'euros). "C'est un résultat correct mais qui demeure un minimum à l'échelle de nos besoins", commente Emmanuel Commault, le directeur général de Cooperl Arc Atlantique. "Mais notre capacité d'autofinancement reste solide", rassure-t-il. Si la production est tributaire d'une rémunération insuffisante pour compenser le coût élevé des matières premières, l'industrie des viandes reste confrontée à un "contexte de distorsion de concurrence durable".  L'Allemagne rémunère un salarié roumain trois moins qu'ici", dénonce Emmanuel Commault. Confrontée à une situation inextricable de dumping social, la stratégie de l'entreprise est d'appliquer une démarche de progrès tout azimut pour créer les conditions de gain de productivité économique dans les outils industriels et les élevages. La Cooperl se concentre donc sur une stratégie d'entreprise verticale, par opposition à une croissance externe par fusion-acquisition. "Nous ne sommes pas dans une stratégie horizontale car le coût de travail distordu entre la France et l'Allemagne fait prendre de gros risques à celui qui entreprend cette stratégie".  Cependant, Guy Dartois, président de la Cooperl, confie qu'une expertise a bien été menée dans le cadre de la reprise de l'abattoir Gad. "Il y avait un risque majeur", confirme-t-il. Risque que le groupe ne souhaitait pas endosser, "même au nom du bénéfice régional".

Création de l'enseigne


"Aurélien" Beaucoup d'investissements industriels pour l'année 2011, à hauteur de 40 millions d'euros, ont été injectés dans les outils du groupe, notamment dans les quatre sites de Brocéliande, l'entreprise de charcuterie-salaisonnerie reprise en 2009 par la Cooperl. Un nouveau bâtiment industriel de 2 000 m² à proximité du siège, l'ex-Kerguelen appartenant au groupe Bigard, va être acquis. "Nous avions besoin de capacité de production supplémentaire pour nos clients dans le secteur des produits élaborés", explique le directeur général. En effet, le premier groupe porcin se concentre sur l'innovation, le marketing et le développement commercial pour moderniser son offre : depuis un an, il travaille sur l'élaboration de viande à cuisiner. A terme, 50 emplois nouveaux seront créés sur le secteur de Lamballe.

Autre créneau investi par la Cooperl : le secteur de la boucherie traditionnelle. Depuis 2011, avec la reprise de la société Défi Viandes, le groupe exploite un réseau de 80 points de vente. Mais l'entreprise veut aller plus loin avec l'ouverture dans les centres villes de magasins sous l'enseigne "Aurélien". Un clin d'œil au saint-patron des bouchers…

Amélioration des conditions de travail, participation des salariés, respect de l'environnement…. L'une des priorités 2012 de la Cooperl, est celle du développement durable, une priorité édictée dans un rapport de développement durable. L'autre axe est de remettre au goût du jour les valeurs de la coopération avec les jeunes adhérents, dans une démarché baptisée "Bâtisseurs 2020".

Emmanuelle Le Corre

Des chiffres

La Cooperl a commercialisé 1,6 million de tonnes d'aliment et abattu 4,9 millions de porcs en 2011. 35% du chiffre d'affaires est réalisé à l'export sur 50 marchés. Le groupe représente 2 700 adhérents et 4 800 salariés.

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