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Marion Ruch
La délégation en aviculture : une habitude ancrée, mais à ne pas négliger

Le ramassage des volailles, le lavage des bâtiments, la mise en place des poulettes ou des poussins, le chaponnage… autant de tâches lors desquelles les aviculteurs font appel à des prestataires. La délégation est ancrée dans les habitudes des productions avicoles. Cela reste malgré tout une étape importante à bien préparer et à ne surtout pas négliger. Petit rappel des conseils principaux pour qu’un chantier en délégation se déroule au mieux.

Mise en place ou ramassage des volailles, nettoyage des bâtiments... les aviculteurs ont l'habitude de déléguer une partie de leurs tâches.
© Pascal Le Douarin

Un chantier sous responsabilité de l'éleveur

Quel que soit le motif de la venue des prestataires, la sécurité du chantier et le respect des règles sanitaires sont sous la responsabilité du chef d’entreprise. Afin de faire le point sur les situations de travail à risque pour les éleveurs, leurs salariés et les intervenants en élevage, il est demandé au chef d’entreprise de remplir un DUER, un document unique d’évaluation des risques. Celui-ci a également pour objectif de recenser les moyens mis en œuvre pour sécuriser les situations de travail comportant des risques.

C’est un document obligatoire qui doit être mis à jour chaque année ou à chaque changement important sur l’exploitation et qui doit être mis à disposition des personnes travaillant sur l’élevage. Au-delà de l’aspect réglementaire, cet outil permet une prise de recul intéressante sur la sécurité des personnes et contribue à une amélioration des conditions de travail sur l’exploitation.

L’éleveur est également garant du respect des règles de biosécurité sur son élevage. Il a le pouvoir et le devoir d’exiger des intervenants de respecter les barrières sanitaires : le port des EPI, équipements de protection individuelle, la bonne hygiène des équipements et matériels roulants entrant sur l’élevage, le respect de la marche en avant…

L’éleveur est tenu de mettre à disposition du personnel suffisamment d'EPI bien que, dans les faits, la majorité des entreprises prestataires les fournissent. Enfin, le niveau sanitaire de la filière est en partie une responsabilité collective et le devoir de prévenir tout problème sanitaire aux entreprises prestataires échoit à l’éleveur. Ainsi, l’entreprise prestataire peut planifier la venue d’une équipe en fin de tournée. Cela évite la contamination d’un autre site par le personnel.

L'éleveur est garant du respect des règles de biosécurité sur son élevage.

 

aviculture

Un accueil bienveillant pour une équipe performante

Fidéliser les équipes prestataires compétentes est important pour l’éleveur. Un accueil chaleureux dans de bonnes conditions est gage d’une bonne relation entre les intervenants et l’éleveur : cela peut favoriser un travail consciencieux et une réactivité en cas de problème d’élevage. Les équipes de ramassage, par exemple, apprécient la présence de l’éleveur lors du chantier ainsi qu’une réunion de début de chantier. Il est indispensable que les travailleurs aient accès à de l’eau à volonté en cours de chantier, ainsi qu’à un lavabo avec du savon pour se nettoyer les mains. Enfin, l’accès à un local sec et chauffé pour se changer et poser ses affaires ainsi qu’à des sanitaires est une disposition qui garantit un confort minimum pour le travailleur.

Les équipes de ramassage enchaînant les chantiers au cours d’une même nuit apprécient également de pouvoir se restaurer avant d’aller sur un autre chantier. Un endroit pour laver ses bottes est aussi apprécié afin d’assurer une bonne hygiène de ses équipements individuels. Concernant le port des équipements de protection individuelle à visée sanitaire (bottes propres au bâtiment, cottes, charlotte,…) ou pour la sécurité des personnes (chaussures de sécurité, masques à poussières, équipements réfléchissants,…), ceux-ci sont mieux acceptés par les intervenants si l’éleveur les porte également.

 

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