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La chambre en session
La directive nitrates décline son 4e programme

Réunis en session, les élus de la chambre d'agriculture se sont penchés sur le 4e programme de la directive nitrates. Un exercice de prospective qui n'a pas fait oublier une conjoncture difficile.

De gauche à droite, Jean Luc Fossé, Jean Michel Lemétayer, Joseph Ménard, élus, Pierre Yves Mahieu, directeur de la chambre d'agriculture, Jean Cézard, directeur départemental de l'agriculture.
De gauche à droite, Jean Luc Fossé, Jean Michel Lemétayer, Joseph Ménard, élus, Pierre Yves Mahieu, directeur de la chambre d'agriculture, Jean Cézard, directeur départemental de l'agriculture.
© Cécile Julien

Vendredi 26 juin, les élus de la chambre d'agriculture se sont réunis en session afin de se prononcer sur le 4e programme de la directive nitrates. Depuis le 1er programme en 1996, les pratiques agricoles ont évolué et leur impact sur la qualité des eaux est reconnu par l'administration. Au niveau du département, ce sont les 2/3 de l'excédent de 1998 qui ont été résorbés. Les reliquats azotés en sortie d'hiver ont été divisés par 3 depuis 1990. Dans les ZES, on arrive à 42% de résorption officielle. Ce qui va permettre de réduire le nombre de cantons concernés de 6 (Antrain, Saint Brice, Vitré ouest, Chateaubourg, Janzé et Retiers). "Nous aurions souhaité aller plus loin dans la redéfinition des ZES pour tenir compte des effectifs réels", souligne Joseph Ménard, président de la chambre d'agriculture.

 

Mêmes bases

Il n'empêche que pour atteindre les objectifs fixés par la directive cadre sur l'eau, les efforts doivent être poursuivis. Dans les grandes lignes, c'est le 3e programme qui est reconduit. La couverture du sol et les bandes enherbées seront généralisées. Deux mesures que les élus de la chambre d'agriculture ont estimées raisonnables. Les spécificités du marais de Dol et des récoltes, de maïs ou de légumes, tardives ont été entendues. Ce 4e programme ne prévoit pas de modification du calendrier d'épandage.

Les élus ont émis des réserves sur "d'éventuels ajouts réglementaires nationaux", comme ça a été le cas pour le Sdage. Face à la crise laitière, ils ont demandé un délai supplémentaire pour les dernières mises aux normes. Ils ont exprimé leur volonté que les choix des agriculteurs soient guidés par l'agronomie plutôt que par une réglementation excessive. Au final, les élus de la chambre d'agriculture ont émis un avis favorable à ce 4e programme. Joseph Ménard s'est dit "fier de voir le travail fait sur l'environnement en Bretagne".

Le Conseil général a été aussi amené à émettre un avis sur ce 4e programme. "Nous avons, à l'unanimité, souligner les efforts conséquents des agriculteurs, relate Louis Dubreuil, vice-président de l'instance départemental. Mais avons émis un avis réservé à connotation positive car les préconisations ne nous semblent pas assez ambitieuses".

L'actualité s'est vite rappelée aux élus. "Nombre d'agriculteurs se sentent en danger, constate Joseph Ménard. Nous n'aurons pas de perspectives sans stabilité des conditions de fonctionnement des marchés". Pour parer à l'urgence, le président de la chambre d'agriculture demande au nouveau ministre de l'agriculture de prendre des mesures énergétiques. "Le gouvernement a conscience de la situation", assure Jean Cézard, directeur départemental de l'agriculture.

Pour apporter une touche positive dans ce contexte morose, les élus ont souligné le succès de la 3e édition de Ferme en ville et l'intérêt qu'ils ont ressenti pour le métier d'agriculteur. Autre sujet de cette session, l'évolution des comportements des consommateurs.

 

 

Les vœux

 

 

  • - Dispositif administratif "agriculteurs en difficulté" : les élus ont déploré l'absence de notification d'enveloppe financière pour 2009, alors que l'activité est déjà en hausse de 15%. De plus, des dossiers, ayant bénéficié en 2008 d'un plan de redressement, n'ont toujours pas été mis en paiement, faute d'enveloppe disponible. Les élus ont aussi regretté la fin brutale du dispositif de préretraite.
  • - Agriculture et GMS : les élus ont affirmé l'impérieuse nécessité de contrôler la loyauté et la légalité des pratiques commerciales. Ils ont demandé un encadrement des marges permettant à chaque maillon de vivre.
  • - Production porcine : les élus ont demandé le report in fine de la mise aux normes bien-être, la mise en place de mesures de stockages privés et de restitutions.
  • - Production laitière : les élus ont demandé à la Commission européenne la mise en place rapide d'outils de régulation des marchés. Ils ont réaffirmé que l'accord du 3 juin, sans être suffisant, était indispensable pour arrêter la spirale baissière. Ils ont dénoncé la faiblesse des aides annoncées. Ils se sont dits inquiets quant à l'avenir d'Entremont et ont demandé qu'une solution rapide et pérenne puisse être trouvée pour les producteurs et les salariés.
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