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La FDSEA mise sur la proximité et la communication

Avec son assemblée générale lundi 11 avril, la FDSEA a entériné le renouvellement de ses responsables. Ensemble, ils ont défini un programme d'actions autour de la proximité et de la communication.

Après le renouvellement des équipes locales cet hiver, la structure FDSEA est prête pour mettre en œuvre ses leitmotiv "proximité et communication". "Notre nouvelle équipe va travailler, pour les 3 prochaines années, autour de deux axes, cultiver notre réseau et communiquer par et pour les adhérents", souligne René Collin, président de la FDSEA. En jouant la carte de la proximité, la FDSEA veut retrouver plus de contacts avec ses adhérents, pour que le réseau pyramidal joue tout son rôle. A la fois pour que les élus locaux deviennent des interlocuteurs incontournables mais aussi pour conforter les actions locales. De la communication, la FDSEA veut en faire avec ses adhérents mais aussi avec le grand public. "Nous sommes de moins en moins nombreux. Il est indispensable d'expliquer notre métier pour éviter les conflits", estime Christian Mochet, secrétaire général adjoint en charge de la communication. En attendant les rencontres à la ferme du 25 septembre, un prochain rendez-vous est fixé le 7 juillet, aux alentours de Dol, pour le passage du Tour de France.

 

Défendre le revenu

La FDSEA sait qu'elle aura besoin de toute son énergie pour aborder des dossiers cruciaux, comme la réforme de la PAC. Les premières concertations ont débuté pour faire évoluer la politique agricole européenne. Une évolution qui s'inscrit dans un contexte économique tendu. "Les premières annonces affichaient une baisse du budget de 40%, rappelle Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. On tend vers le statu quo, ce qui est une première victoire". Heureusement pour l'agriculture, les tensions sur les marchés alimentaires ont renforcé la nécessité d'une politique agricole forte, avec des mécanismes de régulation des marchés. "L'alimentation est un marché vital, cela plaide en faveur d'un minimum de gestion des marchés", estime Jean-Paul Simier, de l'agence économique de Bretagne. "Reste que cette nouvelle PAC se construira en fonction du budget. Et non l'inverse", souligne Christophe Hamon, de Breiz Europe. Avec les possibilités de régionalisation des mesures, les Etats membres pourront plus adapter la politique commune aux enjeux de leur territoire.

Cette future réforme s'inscrit également dans une tendance au verdissement des politiques européennes. "Pour faire taire les critiques sur la PAC, il faut la verdir", concède Christiane Lambert. Mais verdir ne veut pas dire en rajouter. "Faisons déjà reconnaitre tout ce que nous faisons, estime l'agricultrice du Maine et Loire. Il ne faut pas non plus se créer des handicaps de compétitivité". Au mois de juillet, on devrait y voir plus clair avec les premières conclusions du Parlement européen. Des propositions législatives pourraient être faites dès la fin de l'année.

En attendant de savoir à quoi pourra ressembler la prochaine mouture de la PAC, les agriculteurs ont bien d'autres sujets de réflexion, l'organisation des filières, la répartition des marges, la contractualisation… "Si la volatilité des cours doit devenir notre lot commun, c'est à nous, agriculteurs, de prendre en main des outils de lissage, suggère Christiane Lambert. Il faut jumeler l'action syndicale et l'organisation économique". Quant à la contractualisation, elle semble bien faible, aux yeux de Christophe Hamon, sans la grande distribution. "Et il ne faut pas compter sur un réflexe d'achat patriotique de la part de nos concitoyens pour défendre les produits français", souligne l'observateur bruxellois.

Au niveau national comme européen, le travail syndical ne manquera pas. "Sur tous ces dossiers, la défense du revenu est notre ligne directrice", affirme Christiane Lambert.

Le remerciement des agriculteurs vendéens

 

Il y a un peu plus d'un an, la tempête Xynthia ravageait les exploitations d'agriculteurs charentais et vendéens. Pour leur venir en aide, le réseau des FDSEA s'est rapidement mobilisé. Lors de l'assemblée générale, trois des agriculteurs vendéens que la FDSEA d'Ille et Vilaine a aidé sont venus, simplement, dire merci. Merci pour les 300 tonnes de fourrages donnés, merci pour l'argent qui servira à payer le transport de ces fourrages et l'apport de gypse sur les terres ravagées, merci pour l'esprit de solidarité. Des remerciements auxquels ils ont donné la forme d'un trophée, où est inscrit "le vent de la fraternité a soufflé sur les terres de Vendée".

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