Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

La FDSEA veut faire reconnaître les efforts des agriculteurs

Le Bureau de la FDSEA a rencontré Pascal Lelarge lundi dernier. L'occasion pour l'équipe élue au printemps dernier de se présenter au Préfet du Finistère mais aussi d'évoquer longuement une pression sociétale que les agriculteurs ont du mal à supporter, alors qu'ils ne cessent de faire évoluer leurs pratiques, sans que leurs efforts ne soient reconnus.

De gauche à droite : Jean-Alain Divanac'h, président de la FDSEA, Thierry Marchal, secrétaire général, Hervé Le Saint, trésorier, Alain Salou et Agnès Kerbrat, vice-présidents
De gauche à droite : Jean-Alain Divanac'h, président de la FDSEA, Thierry Marchal, secrétaire général, Hervé Le Saint, trésorier, Alain Salou et Agnès Kerbrat, vice-présidents
© Chantal Pape

"Une nouvelle équipe s'est mise en place à la FDSEA. Et nous voulions rencontrer le Préfet". Lundi dernier, Jean-Alain Divanac'h, président, Thierry Marchal, secrétaire général, Agnès Kerbrat et Alain Salou, vice-présidents, et Hervé Le Saint, trésorier, accompagnés de France Cassignol, la directrice, ont donc longuement échangé avec Pascal Lelarge. Et si les sujets évoqués ont été nombreux, le mal-être des agriculteurs a occupé le devant de la scène.

De nouvelles distorsions de concurrence

"Nous souffrons du populisme écologique", affirme le nouveau président de la FDSEA. Et de dénoncer dirigeants du pays et leaders politiques qui, sous la double pression de la recherche incessante du buzz et des échéances électorales, sont plus enclins à écouter certaines associations que la parole scientifique. "Et on en arrive à de nouvelles règles en bien-être animal, comme ce repas d'eau obligatoire pour les porcs charcutiers, y compris quand il y a distribution de soupe, ce qui oblige à installer des abreuvoirs et cause des dépenses supplémentaires. Ou l'éclairage des volailles qui ne se base sur rien d'autre que l’anthropomorphisme".

Du côté de l'environnement, aussi, la situation se tend, comme à Langouët, où le maire a pris un arrêté interdisant l'épandage à moins de 150 m des habitations. "Une décision qui n'est scientifiquement pas fondée, rappelle Jean-Alain Divanac'h. Végétaux ou animaux, nous travaillons avec du vivant, que nous avons parfois besoin de soigner. Et les produits que nous utilisons bénéficient tous d'une AMM, une autorisation de mise en marché".

Et c'est encore pour céder à la pression sociétale que les EGA ont engagé une montée en gamme des productions françaises. "Ce sont là des contraintes franco-françaises qui ne seront pas appliquées chez nos voisins. Mais on va quand même importer leurs produits". Des distorsions de concurrence que l'on retrouvera aussi avec le Canada, suite à la ratification du Ceta. "Et au final, ce populisme écologique dessert bien plus largement que la seule économie agricole".

Une minorité agissante

"On subit une minorité agissante", résume Jean-Alain Divanac'h, en évoquant "une pression sociétale dure à vivre pour les agriculteurs, alors que l'alimentation n'a jamais été aussi sûre, que l'espérance de vie continue à augmenter. Et que nos techniques de production ne cessent d'évoluer ". Des efforts que les agriculteurs voudraient enfin voir reconnus !

Le Sous-préfet de Morlaix à la rencontre de la FDSEA

 

La semaine dernière, la FDSEA a rencontré Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix depuis mars 2019. Cette journée avait pour but de lui présenter les problématiques sociétales et environnementales qui impactent fortement les agriculteurs. Il a commencé par un déplacement sur des parcelles agricoles à Plouvorn pour se rendre compte des conséquences qu’engendreraient de nouvelles zones de non-traitement phytosanitaire en périphérie de toutes les habitations. La visite s’est poursuivie chez un serriste qui sera impacté par la mesure du Cnab d’interdire la commercialisation de légumes d’été bio avant le 1er mai. Le sous-préfet et des administrateurs de la FDSEA se sont ensuite rendus à la station expérimentale du Caté, qui a de plus en plus de difficultés à mener ses études au regard des baisses des subventions publiques./Antoine Thersiquel, FDSEA

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Vignette
Ressources humaines : un volet à cultiver avec soin !
La main d'oeuvre disponible sur le marché de l'emploi se fait rare. Un constat que partagent agriculteurs et services de…
Vignette
Pas de glyphosate détectable dans leurs urines
Tous sont utilisateurs de glyphosate. En réponse aux pisseurs volontaires, vingt agriculteurs de la FDSEA du Morbihan ont fait…
Vignette
L'agriculture de conservation des sols, une troisième voie ?
Alors que le rapport spécial du Giec publié début août réaffirme l'étroite relation entre agriculture, état des sols, sécurité…
Vignette
Chauffer un poulailler par géothermie pour économiser des euros et des kg de CO2
Si l’ambiance des poulaillers les plus récents est bien maîtrisée même en période de forte chaleur, l’alimentation des volailles…
Vignette
L'enjeu environnemental et climatique au cœur du Space 2019
La 33e édition du Space, qui se clôture ce vendredi a été fidèle à ses fondamentaux. Le salon est bien le temps fort…
Vignette
Carbon Agri, la méthodologie de certification des gains carbone en agriculture est disponible
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a validé cet été la méthodologie Carbon Agri qui permet de faire certifier…
Publicité