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La fièvre catarrhale se rapproche

Avec 3 000 foyers, la fièvre catarrhale ovine fait une poussée vers l'Ouest et le Centre. Seul moyen de freiner la diffusion de la maladie, les restrictions de mouvement et la désinsectisation s'appliquent au nord-est de l'Ille et Vilaine.

Situation au 8 octobre
Situation au 8 octobre
© Terra
Lundi 8 octobre, un cas de fièvre catarrhale a été confirmé dans l'Orne. La zone réglementée, de 70 km autour du foyer s'étend donc en Ille et Vilaine (voir carte). "La fièvre catarrhale est une maladie réputée contagieuse, soumise à réglementation, car son impact économique est importante, rappelle Philippe Hercouët, directeur des services vétérinaires d'Ille et Vilaine. Maîtriser cette maladie demande une organisation collective".
La fièvre catarrhale touche les ruminants. Elle n'a aucun impact sur la santé humaine, ni ne dégrade la qualité des produits. Elle est due à un virus, que véhicule un petit moustique. Les contacts entre animaux ne la transmettent pas. La fièvre catarrhale se caractérise par de la fièvre, un abattement, des écoulements, des ulcérations. Mortalité et diminution de la production sont variables mais, cette année, le virus semble particulièrement virulent. Il n'est pas rare de constater des pertes de 20 à 30% de production laitière, des avortements et une mortalité de 30 à 40% en élevage ovin.

Prévenir
Pour l'instant, il n'existe pas de traitement contre ce virus. Les soins apportés aux animaux permettent d'éviter l'aggravation et la surinfection. Un vaccin devrait être disponible au printemps 2008. Toute la prévention s'articule autour de la lutte contre l'insecte vecteur. "L'extension en tache d'huile confirme bien qu'il faut se concentrer sur la désinsectisation", insistent les services vétérinaires. Pour éviter la propagation, différentes zones sont instaurées, dont la réglementation vient d'être assouplie. 20 km autour du foyer est instauré un périmètre interdit d'où aucun animal ne peut être commercialisé vers l'extérieur. Autour vient s'ajouter 50 km de zone réglementée. Des mesures de restriction s'appliquent dans cette zone tampon pour éviter de transporter le virus vers la zone indemne. Un animal qui part de la zone réglementée vers la zone indemne doit être désinsectisé 28 jours avant et une sérologie, 7 jours avant, prouvera qu'il n'est pas contaminé.
Deux dérogations s'appliquent. La première pour les animaux à destination de l'abattoir. La sérologie n'est pas nécessaire, seule la désinsectisation, des animaux et du camion, l'est. La deuxième concerne les petits veaux destinés à l'engraissement en bâtiment, où seule la désinsectisation, des animaux, du camion et du bâtiment pendant 60 jours, est nécessaire. Il n'y a pas de restriction de transport à l'intérieur de la zone réglementée.

Vaste campagne d'information des GDS bretons
Une désinsectisation totale est illusoire. Il est simplement recommander de prendre des précautions. La contamination a surtout lieu au lever et au coucher du soleil. Il faut donc garder les animaux en bâtiment une heure après le lever et les rentrer une heure avant le coucher. "Dès l'apparition de signes cliniques, l'éleveur doit alerter le vétérinaire sanitaire, conseille Philippe Hercouët. Il n'y a pas de mesures d'abattage du cheptel".
Les GDS bretons ont lancé une vaste campagne d'information : une plaquette a été envoyée à chaque éleveur, des informations sont actualisées en permanence sur www. gdsbretagne.fr et un numéro azur (0 810 798 311) permet d'obtenir des renseignements du lundi au samedi.
Si la gestion sanitaire est assurée, reste à assumer les conséquences financières. "Une réflexion nationale est en cours pour constituer une caisse d'indemnisation", témoigne Gilles Lavollée, président du GDS 35.
Le moucheron, qui transmet le virus, a besoin de d'humidité et d'une température supérieure à 12°C. Reste à espérer que l'hiver sera précoce et rigoureux…
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